Nucléaire iranien: négociations prolongées de sept mois

Les négociations sur le programme nucléaire iranien ont échoué lundi à Vienne pour la deuxième fois cette année. Téhéran et les six grandes puissances du "P5+1" se donnent sept mois de plus pour sortir de l'impasse et sceller un accord international d'ici l'été 2015.

Ce résultat, un échec par rapport à l'ambition de conclure lundi soir, préserve les chances du dialogue. Cela pourrait aussi susciter une levée de boucliers chez les durs à Washington et à Téhéran contre le président américain Barack Obama et son homologue iranien, le modéré Hassan Rohani.

Selon le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond, l'accord intérimaire de Genève du 24 novembre 2013, sous l'égide duquel a lieu la négociation, sera prolongé de sept mois. "Il n'a pas été possible d'obtenir un accord à la date limite" de lundi soir, a reconnu M. Hammond devant des journalistes. "Nous avons en conséquence prolongé (les négociations) jusqu'au 30 juin 2015", a-t-il annoncé.

Le plan prévoit une première phase "politique" d'environ trois mois, suivie d'une phase d'affinage des détails jusqu'en juin.

Optimisme

Avant de repartir pour Washington, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a défendu avec force l'issue des discussions devant la presse, saluant "les progrès réels et importants".

"Nous serions stupides d'abandonner", a-t-il insisté, demandant le soutien de la communauté internationale et surtout du Congrès américain, où siègent de nombreux parlementaires sceptiques envers la politique étrangère de M. Obama. Il a cependant admis que la négociation resterait "difficile", et a prévenu que le plan pourrait être remis en cause si la phase "politique" qui s'achèvera en mars ne permettait pas d'avancées suffisantes.

Dans une allocution télévisée, le président iranien Hassan Rohani a assuré lundi soir que son pays "poursuivra les négociations avec sérieux jusqu'à parvenir à un accord final". "Une grande partie du chemin a été accompli", a-t-il ajouté, soulignant que son pays n'entendait toutefois pas renoncer à ses "droits" nucléaires.

Dégel contrôlé

Pendant ces prolongations, l'Iran va bénéficier d'un dégel de ses avoirs à hauteur de 700 millions de dollars par mois (680 millions de francs), et s'abstiendra en échange d'une partie de ses activités nucléaires.

/ATS


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