OMC: un accord à Bali sauve le système commercial multilatéral

Le système commercial multilatéral est sauvé. Les pays membres de l'OMC ont enfin réussi vendredi à arracher un accord, douze ans après le lancement du cycle de Doha en 2001. Ce succès sort l'organisation basée à Genève de la paralysie et lui évite le naufrage.

Pratiquement tous les pays avaient souligné, dès leur arrivée mardi dans le paradis touristique de Nusa Dua, l'importance de l'enjeu: l'avenir du système commercial multilatéral et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)."Un échec à Bali aurait marqué la fin du système de règles de l'OMC", a affirmé vendredi à l'ats Nicolas Imboden, ancien délégué du Conseil fédéral aux accords commerciaux et directeur exécutif du centre Ideas qui conseille les pays les plus pauvres.

Programme de travail

L'OMC a désormais un programme de travail post-Bali et un nouvel échéancier, en particulier pour appliquer l'accord sur la facilitation des échanges et réviser les accords sur l'agriculture du cycle de l'Uruguay. Elle pourra également chercher à reprendre les négociations sur d'autres aspects du cycle de Doha.

Sur le fond, à force de marchandages et de concessions, le "paquet de Bali" sur les trois volets de la facilitation du commerce, de l'agriculture et du développement a toutefois été édulcoré pour être finalement acceptable, selon les textes publiés vendredi sur le site internet de l'OMC.

Accord prometteur

Les diplomates suisses et occidentaux soulignent que l'accord sur la facilitation du commerce est le plus prometteur. L'accord, qui doit être complété par un protocole dans les mois qui viennent, prévoit que chaque pays en développement décide de trois types d'engagements.

L'accord sur le dossier de l'agriculture n'a pu être acquis qu'après de multiples contorsions sémantiques. Les pays industrialisés ont promis de continuer à réduire leurs subventions agricoles, mais sans engagement contraignant.

L'Inde a obtenu de pouvoir appliquer sa loi sur la sécurité alimentaire qui prévoit des achats publics massifs, sans risquer des plaintes devant l'OMC, et que les règles actuelles soient revues d'ici quatre ans.

/ATS


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