Stadler Rail a commencé la production de 25 trains pour Moscou

Stadler Rail a entamé la production à Altenrhein (SG) de 25 rames à deux étages commandées par la compagnie exploitant les lignes vers les trois aéroports de Moscou, Aeroexpress. Le fabricant thurgovien de matériel ferroviaire espère ainsi franchir le pas vers d'autres commandes en Russie, notamment.

Pour mémoire, la commande d'Aeroexpress, annoncée en février 2013 se chiffre à 380 millions d'euros (460 millions de francs) et comprend une option pour 13 trains supplémentaires. Les trois premières unités, qui se basent sur le modèle KISS livré notamment aux CFF, seront entièrement produites à Altenrhein, a précisé mardi Peter Spuhler, le patron et propriétaire de Stadler Rail.

"Et 18 mois après la signature du contrat, les premiers exemplaires devront rouler à Moscou", a ajouté l'ex-conseiller national (UDC/TG). Les 22 autres rames seront produites sur le site de Minsk, en Biélorussie, inauguré à l'automne 2013.

Si le futur matériel destiné à Moscou se base sur les trains KISS, l'entreprise n'en a pas moins dû plancher sur une conception entièrement nouvelle du fait de l'écartement des voies plus large en Russie qu'en Europe. Les trains y sont plus larges, plus hauts et plus lourds, a poursuivi M. Spuhler.

Vive croissance

Le nombre de passagers entre les aéroports de Moscou n'a cessé d'augmenter ces dernières années, a explilqué Alexey Sorokin, directeur des opérations d'Aeroexpress. L'an passé, pas moins de 16,8 millions de personnes ont emprunté ces lignes, soit le quart du total des voyageurs.

En se lançant sur le marché russe avec cette première commande, Stadler Rail escompte pouvoir en obtenir d'autres en Russie ainsi que les pays voisins. Des pays dans lesquels le rail est bien implanté et dont les véhicules sont déjà anciens. Dans cette optique, M. Spuhler a dit espérer qu'une solution politique soit trouvée dans le différend qui oppose Moscou et l'Ukraine.

M. Spuhler a ajouté que le président de la Confédération, Didier Burkhalter, et la Suisse, qui préside l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pouvaient contribuer à calmer la situation. Car des sanctions ou un embargo pourraient concerner Stadler Rail.

/ATS


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