Suisse et Pologne parlent d'économie et d'environnement

Lors de sa visite d'Etat en Pologne, le président de la Confédération Didier Burkhalter a rencontré lundi son homologue Bronislav Komorowski. Ils sont convenus de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines de l'économie, de l'énergie, des transports et de l'environnement.

Ce voyage intervient un peu plus d'un an après la visite d'Etat en Suisse du président polonais. Les deux présidents ont ouvert le forum économique helvético-polonais durant lequel des discussions seront menées pour savoir comment renforcer concrètement cette coopération bilatérale.

Lors de son allocution Didier Burkhalter a signalé que la jeunesse, le travail et l'ouverture sont les trois principales priorités de la Suisse. Evoquant les relations entre les deux pays, il a rappelé que les entreprises suisses ont créé près de 40'000 emplois en Pologne.

Il a aussi expliqué que la Suisse investit 489 millions de francs en la Pologne dans le cadre des contributions à l'élargissement que la Confédération finance au sein de l'Union européenne. Berne soutient 58 projets visant à réduire les disparités économiques et sociales en Pologne.

Demandes de visas

Durant son séjour à Varsovie, le président de la Confédération s'est aussi entretenu avec le Premier ministre Donald Tusk et le ministre des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski. Avec M. Sikorski, il a signé un accord concernant Schengen prévoyant que les deux Etats pourront se représenter mutuellement en cas de demandes de visas.

Après ces réunions, en sa qualité de président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), M. Burkhalter a visité le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de cette organisation.

Mardi, à Cracovie, plusieurs projets que la Suisse soutient dans le cadre de la contribution à l'élargissement seront présentés au président de la Confédération.

Camp de concentration

Didier Burkhalter sera mardi après-midi dans l'ancien camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau pour y faire, au nom de la Suisse, devoir de mémoire. Il y sera accompagné d'une jeune Suissesse, petite-fille d'un rescapé.

La réalité de l'Holocauste et des génocides ne doit pas être niée. "Il est de notre devoir de refuser une telle attitude", a affirmé Didier Burkhalter dans un message pour la Journée des victimes de l'Holocauste, qui commémore la libération de ce camp le 27 janvier 1945.

La Suisse a versé 1,2 million de francs l'an passé à la Fondation Auschwitz-Birkenau, contribuant à un effort international de préservation des lieux.

/ATS


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