Téléphonie mobile: Orange érigera 280 nouvelles antennes en 2013

Afin d'accroître de 5 à 6% sa couverture du territoire, Orange Suisse entend ériger cette année 280 nouvelles antennes de téléphonie mobile. Selon son patron Johan Andsjö, l'opérateur établi à Renens (VD) s'est déjà vu délivrer des permis de construire pour 300 installations.

Dans un contexte de vive concurrence, Orange Suisse mise aussi sur le réseau mobile de la nouvelle génération, appelé LTE. Le numéro trois des télécommunications en Suisse entend dans ce domaine dépasser le leader du marché Swisscom d'ici la fin de l'année, a déclaré M. Andsjö dans une interview publiée mardi dans le "Tages Anzeiger" et le "Bund".

Selon son directeur général, Orange Suisse bénéficie d'un gros avantage par rapport à la concurrence du fait que le nouveau standard LTE ne peut pour l'heure être exploité que sur les fréquences sur lesquelles l'opérateur vaudois a basé l'ensemble de son réseau. De ce fait, Orange a besoin de moins d'antennes que ses compétiteurs.

Un avantage dont Orange pourra bénéficier ces cinq prochaines années, estime le manager suédois. Ce dernier pense par ailleurs que les modèles tarifaires de Swisscom et Sunrise représentent une "erreur stratégique".

Méfiance face aux Chinois

Selon M. Andsjö, Swisscom et Sunrise courent le danger que la qualité de leur réseau se dégrade du fait du transit d'une quantité illimitée de données. Les clients d'Orange nécessitant un important volume de données payent un prix plus élevé. Mais tous peuvent surfer rapidement. "Chez Swisscom, seuls les riches surfent rapidement".

Depuis le début de l'année, le réseau d'Orange est piloté depuis la Roumanie avec son partenaire Ericsson. L'ancien contractant, Alcatel-Lucent n'a pas voulu prolonger le contrat existant, a poursuivi M. Andsjö.

Le Suédois fait aussi part de sa méfiance par rapport aux offres du Chinois Huawei, lequel assure l'équipement et la maintenance des réseaux de Swisscom et Sunrise. "Même si les Chinois sont au top en ce qui concerne la technologie, ils leur manque la compréhension de la culture européenne pour ce qui est de la composante humaine des affaires". Un risque que M. Andsjö juge trop important.

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