Un comité de droite monte au front pour la vignette à 100 francs

La hausse de la vignette autoroutière de 40 à 100 francs dès 2015 garantira sécurité et qualité sur 400 kilomètres de routes reprises par la Confédération, affirme un comité de droite. Un "non" lors de la votation du 24 novembre hypothéquerait les projets prévus, à moins d'une augmentation des impôts cantonaux.

A peine deux jours après le dépôt du référendum par des milieux emmenés par l'UDC, un autre comité de droite est monté aux barricades pour défendre le "oui". Il regroupe une centaine de représentants du PDC, du PBD, du PLR, du PEV mais aussi de l'UDC.

L'ancien conseiller national démocrate du centre Yvan Perrin, qui a revêtu les habits de conseiller d'Etat neuchâtelois, est désormais au nombre des partisans de la hausse de la vignette. Le comité dispose aussi du soutien de quelque 35 conseillers d'Etat.

L'objet en votation le 24 novembre ne se résume pas à une hausse de taxe. Il en va du financement du réseau routier et de la garantie d'infrastructures dans les diverses régions du pays, selon le président du PBD Martin Landolt.

Pas trop cher

Pour le comité, le jeu en vaut la chandelle. Alors que la circulation sur les routes nationales a doublé ces 20 dernières années, le prix de la vignette n'a pas bougé depuis 18 ans. Un renchérissement de 60 francs, soit l'équivalent d'un plein d'essence, reste raisonnable.

Rouler en Suisse demeure peu cher. Un aller-retour Genève-Marseille coûte 75 francs, un aller-retour Martigny-Livourne 120 francs, a noté le président du PDC Christophe Darbellay.

Garanties apportées

Surtout qu'il s'agit de garantir un réseau fiable. Quelque 400 kilomètres de routes, dont celle du Grand-Saint-Bernard, vont passer de la responsabilité des cantons à celle de la Confédération. Leur entretien est ainsi assuré.

Ce n'est pas tout. Le projet garantit, sans hausse des impôts cantonaux, que de nombreux projets seront mis en oeuvre: des contournements de villes et de villages, comme au Locle et à La Chaux-de-Fonds, et l’élimination de goulets d’étranglement sur les autoroutes, comme dans la région de Lausanne-Morges ou à Genève.

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