Une étude nationale montre que les adeptes de ce sport sont de plus en plus nombreux. Les attentes des sportifs varient en fonction des profils qui fréquentent les salles. Éclairage.
Les Suisses sont de plus en plus adeptes de fitness. L’Office fédéral du sport a publié mardi son étude nationale Sport Suisse 2026. Selon les chiffres, 22% de la population possède aujourd’hui un abonnement dans un centre de fitness, contre 19% en 2020. À titre de comparaison, les abonnements dans les salles de fitness dépassent désormais le nombre de licences dans les clubs sportifs chez les adultes.
La pratique sportive libre, la flexibilité et les horaires adaptés sont les principaux atouts, selon l’étude de l’OFS. Cet engouement touche toutes les générations, selon Alain Amherd, responsable romand de la Fédération suisse des centres de fitness. « Les jeunes y vont plutôt pour l’esthétique, pour se sentir bien », explique-t-il. Il constate ensuite un léger creux au moment où les gens fondent leur famille, « mais ils reviennent ensuite avec le temps, car ils remarquent le manque d’activité ». Il ajoute ensuite que les fitness comptent également beaucoup de personnes âgées, « qui cherchent les bienfaits, et également le contact social ». Les tranches d’âge qui affichent une croissance particulièrement forte sont les 25 à 34 ans et les 55 à 64 ans, d’après l’étude nationale.
Le plus grand fitness du Jura vient d’ouvrir
Dans le Jura, quelques fitness ont été ouverts dernièrement. D’autres ont adapté leurs installations ou leurs offres. Depuis le début du mois, le plus grand centre du canton est actif au Raiffeisen Parc, à Delémont. Le Five Club accueille ses près de 2'000 adhérents sur plus de 1'500 mètres carrés. « Nous avons de nouveaux membres chaque jour », remarque Lauryne Dubois, directrice sportive du site. Cette dernière souligne une image actuelle davantage tournée vers le « bien être » qu’auparavant : « Maintenant, on fait du fitness aussi pour la tête », indique-t-elle, assurant que plusieurs générations se côtoient avec des attentes toutefois différentes. D’où le besoin de s’adapter, ce que le Five Club et d’autres salles jurassiennes ont fait : « Il faut rendre le fitness beaucoup plus global », conclut Lauryne Dubois, convaincue que cette pratique a encore de très beaux jours devant elle. /pch-mle









