Le cycliste jurassien a accordé un entretien à RFJ au terme de la 13e étape du Tour de France à Belfort. Il savoure ses performances et les encouragements qu’il reçoit sur le bord des routes.
Yannis Voisard est un homme heureux. Heureux et ambitieux. Le cycliste jurassien vit un conte de fées pour sa première participation au Tour de France. Après 13 étapes, il pointe au 17e rang du classement général et est souvent parvenu à régater avec les cadors du peloton.
A l’arrivée à Belfort ce vendredi après la 13e étape qu'il a bouclée au 63e rang, quand on lui a demandé s’il se rendait compte de ses performances, l’Ajoulot a coupé court : « C’est vraiment une histoire de dingue », a-t-il résumé, ajoutant qu’il s’est entraîné dur avant cette Grande Boucle. Mais il apparaît clair que ce top 20 provisoire n’était pas forcément prévu. Qu’importe, l’enfant de Fontenais va se battre pour rester au contact des meilleurs : « Je n’ai jamais été dans cette position-là. Je ne sais pas ce que mon corps peut endurer », précise-t-il, alors qu’il reste huit étapes à parcourir et les Alpes à arpenter.
Yannis Voisard : « Vraiment une histoire de dingue. »
Le plaisir d’être près de chez soi
Ce vendredi, Yannis Voisard a pédalé sur des routes qu’il connaît. C’était le cas notamment du Ballon d’Alsace que le peloton a avalé à une vitesse considérable. « Ce sont des routes que je faisais étant plus jeune, quand j’étais dans le Jura. Cela fait bizarre de monter ce col 20km/h plus vite », sourit Yannis Voisard. Le cycliste ajoulot a pu apercevoir de nombreux drapeaux jurassiens le long du parcours, ce qui l’a beaucoup touché. Il a aussi pu voir les membres de son club du GS Ajoie. Pour la troisième fois en trois jours, le rythme de l’étape a été effréné. Bien que son équipe lui a demandé de rester dans le peloton des favoris et de ne pas prendre l’échappée, l’Ajoulot a vécu une étape éprouvante : « Ce ne sont pas des journées faciles », note-t-il. Et celle de ce samedi ne devrait pas l’être non plus. Les coureurs partiront de Mulhouse pour rallier le Markstein. Ils devront franchir quatre difficultés répertoriées, dont trois en première catégorie. « Je connais un peu moins le Markstein. (…) Ce sera une journée très, très dure. (…) Pour moi, la tactique sera relativement simple. Ce sera de suivre le plus longtemps possible », conclut Yannis Voisard qui prédit une domination de l'équipe UAE Emirates et de son leader Tadej Pogacar. /mle









