Yannis Voisard a été brillant sur le Tour de France. Le cycliste jurassien a terminé la Grand Boucle à la 11e place du classement général dimanche soir sur les Champs-Elysées. L’Ajoulot de l’équipe Tudor a même fêté ses 28 ans lors de la 21e et dernière étape à Paris qui a vu le sacre du Slovène Tadej Pogacar, devant le Belge Remco Evenepoel et le Mexicain Isaac Del Toro.
« Il me faudra encore quelques jours ou quelques semaines pour réaliser », réagit le coureur de Fontenais après ses performances qui lui ont valu de décrocher le meilleur résultat d’un Suisse sur la Grande Boucle depuis 2015 et la 8e place du Lucernois Mathias Frank. « C’est sûr que je suis hyper satisfait de mon Tour de France et c’est clair que cette 11e place au classement général final est assez fantastique pour moi », savoure quand même l’Ajoulot qui, avant le début de la course, ambitionnait discrètement un top 20.
Yannis Voisard : « Je suis hyper satisfait de mon Tour de France ! »
Le Jurassien a très bien vécu ses deux premières semaines. « C’était vraiment bien jusqu’au contre-la-montre de mardi (…) et après, la dernière semaine, ça a été très difficile autant mentalement que physiquement », relève celui qui a tout de même pu compter sur son mental d’acier pour ne pas flancher. « Je suis un coureur qui ne lâche jamais rien et qui est capable d’aller assez loin dans l’effort ».
Le souvenir marquant du passage dans les Vosges
Sur les routes françaises, le Jurassien a connu l’engouement si spécial d’une Grande boucle. Il a particulièrement apprécié les deux étapes dans les Vosges en fin de deuxième semaine qui l’ont emmené vers la frontière jurassienne. « C’était vraiment très spécial de courir sur des routes que je connaissais (…) avec le public jurassien qui était en nombre sur ces deux jours », apprécie l’Ajoulot qui, malgré ses brillantes prestations, garde la tête sur les épaules. « C’est sûr que c’est un très grand résultat mais à la prochaine course on repart à zéro », souffle-t-il humblement.
La fierté de l’ancien entraineur
Yannis Voisard a impressionné beaucoup de monde en trois semaines de course, à commencer par son ancien entraineur au GS Ajoie il y a plus de dix ans. Emmanuel Ferrari salue un résultat « extraordinaire » et le travail du Jurassien pour « progresser encore ». Il a même pu admirer son ex-protégé lors de la 14e étape et son passage au col du Hundsruck. « Je l’ai vu passer, j’ai vu le niveau et j’étais vraiment impressionné. Ça monte très vite », témoigne le membre du GSA, encore époustouflé par la résilience dont a fait preuve Yannis Voisard qui « n’a peur de personne. » /nmy










