Suisse - Brésil: une défaite malgré tout bien cruelle

Il n'aura manqué qu'une poignée de minutes à la Suisse à Doha. Battue 1-0 par le Brésil sur ...
Suisse - Brésil: une défaite malgré tout bien cruelle

Suisse - Brésil: une défaite malgré tout bien cruelle

Photo: KEYSTONE/EPA/Neil Hall

Il n'aura manqué qu'une poignée de minutes à la Suisse à Doha. Battue 1-0 par le Brésil sur un but de Casemiro à la 83e, la Suisse ne méritait peut-être pas de connaître une telle issue.

Le joueur de Manchester United a armé une frappe de l'extérieur parfaite qui a laissé Yann Sommer sans réaction pour offrir au Brésil un succès qui le qualifie pour les huitièmes de finale. Aussi cruelle soit-elle, cette défaite ne remet toutefois pas en question la qualification de la Suisse. Elle sera en huitièmes de finale si elle ne perd pas contre la Serbie et, si dans le même temps, le Cameroun ne bat pas le Brésil. Il n'est pas absurde de prétendre que ce dernier lundi de novembre a finalement été profitable à l'équipe de Suisse avec ce 3-3 de la Serbie contre le Cameroun qui a bien changé la donne.

Un geste presque venu d'ailleurs

Sans Xherdan Shaqiri finalement ménagé, la Suisse a livré une performance de choix sur le plan défensif. Le but brésilien n'est pas imputable à une erreur individuelle mais bien à un geste presque venu d'ailleurs de la part d'un homme qui est avant tout un joueur de devoir. Le nom de l'auteur de ce but magnifique rend la pilule encore plus amère sans doute. Si Neymar, l'autre grand absent de la soirée l'avait inscrit, il n'y aurait eu rien d'autre à faire que de s'incliner.

Pour être honnête, il convient de relever que la Suisse n'a pratiquement pas existé dans les trente mètres adverses. Bien défendre a sans doute trop coûté. Avec celle de Shaqiri, l'absence de Noah Okafor a pesé. Par sa vitesse, le joueur de Salzbourg aurait pu poser d'autres problèmes à des défenseurs brésiliens qui sont très vite parvenus à juguler la puissance de Breel Embolo. Il reste quatre jours aux Suisses pour récupérer et à Murat Yakin pour trouver la bonne tactique face à la Serbie. Le sélectionneur pourra aligner Manuel Akanji et Nico Elvedi vendredi, lesquels étaient sous la menace d'une suspension en cas d'un nouveau carton jaune. Il espère pouvoir compter sur le retour d'Okafor, touché à un mollet.

Une discipline collective remarquable

Bien pauvre en occasions, la première période ne restera pas dans les annales. Elle fut marquée par l'emprise très nette du Brésil avec une possession de 58 %, pour une seule chance réelle, une reprise de Vinicius Junior sur un centre de Raphinha (27e). Mais Yann Sommer pouvait s'interposer. Réduit presque à l'inaction, le portier bâlois ne pouvait que se féliciter de la discipline collective de ses coéquipiers qui ont su admirablement fermer les espaces.

La Suisse de Murat Yakin est vraiment devenue une équipe contre laquelle il est très ardu de manoeuvrer. Après l'Italie, le Portugal et l'Espagne, le Brésil a pu le vérifier. Ce souci de fermer la porte à l'adversaire a sans doute été l'une des raisons qui a conduit Murat Yakin à se priver de Xherdan Shaqiri. Le Bâlois aurait-il témoigné du même souffle que son remplaçant Fabian Rieder dans le repli défensif ? L'autre raison, tout aussi légitime, fut de préserver son joyau dans l'optique du match de vendredi contre la Serbie. Un Shaqiri en jambes peut, doit plutôt faire très mal face à cette défense serbe qui aura bu le calice jusqu'à la lie devant le Cameroun.

Un seul décalage

La suite se déclinait toujours d'une manière identique. Sauf que la Suisse a commencé à mettre le nez à la fenêtre avec un long décalage de Granit Xhaka pour Silvan Widmer qui abusait la défense brésilienne (53e). Seulement, le bon centre de l'Argovien ne trouvait pas preneur.

Avant l'heure de jeu, Murat Yakin lançait Edimilson Fernandes et Renato Steffen pour Ruben Vargas et Rieder dans l'espoir de donner plus d'allant sur les flancs. D'entrée de jeu, Edimilson Fernandes créait une situation intéressante comme pour montrer au sélectionneur combien il a eu raison de l'appeler enfin.

Le Valaisan et ses coéquipiers devaient toutefois s'avouer battus à la 64e sur un but de Vinicius Junior. Mais sans que personne ne l'avait vu venir, la VAR annulait cette réussite pour un hors-jeu de Richarlison au départ de l'action. A cet instant, on ne trouvait personne en Suisse qui ne saluait pas l'instauration de la règle du hors-jeu semi-automatique.

/ATS
 

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