Le club vadais de 1re Ligue de football a lancé ces derniers jours un financement participatif sur internet pour amortir le coût de sa cantine provisoire, ce qui remet en lumière ses grosses difficultés financières
On savait le FC Bassecourt en difficulté financière. Le cautionnement supplémentaire de 324'000 francs voté par la commune en février dernier afin de permettre au club de rembourser un prêt avait fait office de signal d’alarme public. Ces dernières heures, le club vadais de 1re Ligue de football a lancé un appel aux dons pour payer sa cantine par le biais d’un financement participatif sur internet. Le comité du FC Bassecourt espère récolter jusqu’à 20'000 francs pour amortir le financement de la grande tente qui abrite tables et bancs, solution censée être provisoire, mais appelée à durer après l’abandon du projet de construire un nouveau bâtiment en dur.
50'000 francs pour la cantine, plus de 30'000 par an pour rembourser la dette
Sans la générosité des supporters, l’exercice budgétaire « pourrait être en péril », laisse entendre le président. « Ou alors il faudrait des sponsors supplémentaires. Mais on ne peut pas toujours demander aux mêmes personnes », souffle le président. La facture de la location-vente de la tente de cantine et du terrassement effectué s’élève à 50'000 francs. « Récolter 20'000 francs règlerait le problème de la cantine... ou alors il nous faudrait quatre derbies contre Courtételle dans la saison pour la rentabiliser », ironise le président en soulignant la « situation financière très compliquée » du club qui croule sous les charges fixes. Le remboursement de la dette pour la nouvelle tribune et les vestiaires reconstruits après l’incendie de 2018 coûte plus de 30'000 francs par an.
« Sans l’incendie, on tournerait normalement »
« Covid, retards, augmentation des prix » sont avancés sur les réseaux sociaux du club pour justifier cet appel au secours. « Les dépenses sportives ont déjà été réduites, un effort a été demandé à tout le monde », rappelle Francis Rebetez. Mais le train de vie sportif mené par le club ces dernières années avec de nombreux joueurs venus de l’extérieur n’explique-t-il pas, aussi, la situation délicate des comptes ? « Non, car sans l’incendie on tournerait normalement. Ce qui manque, ce sont les liquidités que l’on doit sortir chaque mois ! », alerte le président. La planche de salut espérée, c’est que la commune devienne propriétaire des installations « une bonne fois pour toute » afin d’alléger les charges du club. Les autorités s’étaient montrées favorables au principe il y a deux mois. Francis Rebetez compte transmettre une proposition de rachat au Conseil communal avant son départ annoncé pour le 30 juin. « Il n’y a pas foule pour reprendre la présidence », glisse d’ailleurs l’intéressé. La délicate situation financière du club n’y aide sans doute pas. /jpi











