La Suisse organisera l’an prochain le championnat d’Europe de football féminin. Une opportunité que l’ASF veut saisir en misant sur un projet ambitieux en faveur des joueuses amatrices et professionnelles.
Une occasion en or pour développer le football féminin. La Suisse organisera l’Euro féminin l’année prochaine. Le tournoi se déroulera du 2 au 27 juillet 2025 dans huit stades : de Berne, à Bâle en passant par Sion ou encore Genève. L’Association suisse de football (ASF) veut s’appuyer sur cet événement pour faire du football le sport le plus populaire et le plus pratiqué par les femmes. Pour y parvenir, l’ASF a présenté ce vendredi au Palais des Congrès de Bienne le « Projet Legacy ».
Ce dernier repose sur deux piliers principaux : le football amateur et élite. Il veut notamment atteindre 80'000 joueuses et 5'000 entraineuses d’ici trois ans, soit le double qu’actuellement. « On va faire un jeu avec tous les clubs en Suisse pour réaliser des petits pas en direction du foot féminin et on va mettre en place des cours d’entraineur uniquement pour les femmes », exemplifie la responsable du programme. Alice Holzer veut aussi renforcer la sphère élite en misant sur la communication et le marketing autour de la Women Super League. « On veut aussi amener plus de jeunes filles dans le haut niveau », ajoute-t-elle.
Alice Holzer : « On commence avant l’Euro pour avoir un socle solide. »
Le « Projet Legacy » propose également un volet sociétal pour, notamment, augmenter le nombre de femmes qui occupent des postes importants dans le paysage footballistique suisse. Il porte jusqu’en 2027 et dispose d’un budget de 10 millions de francs endossé à part égale par l’ASF et la Confédération.
Un projet qui ne concerne pas uniquement les acteurs du football
Durant la conférence de presse, le président de l’ASF a souligné la hausse de 10% du nombre de licenciées en Suisse sur les 14 derniers mois. Cette tendance va sans doute s’accentuer d’ici à l’Euro. « Il faut répondre à une attente de la part de la gent féminine et des clubs qui ont des difficultés dans le domaine des infrastructures », appuie Dominique Blanc qui lance un appel aux autorités fédérales, cantonales et communales pour relever les défis qui s’annoncent. /nmy











