Le préparateur physique de l’équipe de Suisse féminine de football redescend peu à peu de son nuage au lendemain de l’élimination en quart de finale de l’Euro et après plusieurs bains de foule.
Les joueuses de l’équipe de Suisse de football viennent de vivre des moments qu’elles n’oublieront pas de sitôt… et il en va de même pour les membres de leur encadrement. Notre équipe nationale a été éliminée vendredi soir en quart de finale de « son » Euro. Elle s’est inclinée logiquement 2-0 contre l’Espagne à Berne. L’aventure de la Suisse dans cette compétition aura été accompagnée d’un engouement populaire qui est allé crescendo pour atteindre une proportion qui a dépassé les attentes. Avant le quart de finale de samedi, 25'000 personnes ont pris part à un cortège entre le centre-ville et le stade bernois, un record. Ce samedi, les joueuses et le staff, dont le préparateur physique jurassien Michel Kohler, ont été célébrés sur la Place fédérale : « C’est quelque chose d’exceptionnel de pouvoir vivre ça, en plus dans son pays. Même si on avait beaucoup d’attente avant l’Euro, jamais on n’aurait pensé avoir un tel engouement populaire non seulement dans les stades mais aussi en dehors », sourit le Delémontain.
Critiquée avant l’Euro, l’équipe de Suisse a répondu sur le terrain et avec la manière. Elle a proposé un jeu construit et montré des valeurs de travail et d’abnégation qui ont séduit un large public. Cette effervescence autour de la Nati féminine n’a d’ailleurs pas échappé aux joueuses, selon Michel Kohler : « Même si on se met dans une bulle, (…) c’est clair qu’on est touché par ce qui se passe », indique-t-il, faisant en particulier référence aux marches des supporters ou encore aux rassemblements devant les écrans aux quatre coins du pays. Michel Kohler veut croire que la popularité grandissante de l’équipe a aidé les joueuses à se surpasser dans certains moments : « C’est quelque chose qu’on ne pouvait pas anticiper, qu’on ne pouvait pas prévoir et qui a fait beaucoup de bien », conclut-il, convaincu que cette aventure sous forme de conte de fées va servir à l’avenir de notre équipe nationale féminine. /mle











