Sans sa pépite Johan Manzambi, l’équipe de Suisse rêve d’écrire l’Histoire. Notre équipe nationale défie la Colombie ce mardi à 22h, heure suisse, en huitième de finale de la Coupe du monde de football. La rencontre se déroulera à Vancouver, au Canada.
Pour la première fois depuis 1954, la Suisse peut accéder aux quarts de finale d’un Mondial. Et il est à souligner que l’écueil des huitièmes de finale n’existait pas à l’époque, alors que la Coupe du monde recensait un nombre nettement moins important d’équipes. C’est donc pour l’Histoire que Granit Xhaka, Manuel Akanji et leurs coéquipiers joueront ce mardi.
Manzambi sur la touche et plusieurs incertitudes
La Suisse n’aborde pas cette rencontre dans les meilleures dispositions possibles. En effet, trois joueurs ont été touchés lors du dernier entraînement avant ce huitième de finale. Selon Blick, Johan Manzambi s’est blessé au genou et ne pourra pas disputer cette rencontre. L’ailier Ruben Vargas et le milieu de terrain Djibril Sow sont quant à eux incertains. « Ce sont des coups durs, c’est clair », reconnaît notre consultant Hervé Epitaux. Ce dernier souligne que les mots utilisés par le sélectionneur Murat Yakin seront primordiaux pour fédérer le groupe autour des difficultés actuelles dans le contingent. Le Franc-Montagnard prévoit un « discours rempli de passion et d’émotions ». Hervé Epitaux assure que les discours sont « une grande force » de l’actuel coach de l’équipe de Suisse.
De leur côté, les Colombiens ont multiplié les trajets et les fuseaux horaires. Devant la presse, l’entraîneur sud-américain Nestor Lorenzo a insisté sur les contraintes que cela représentait pour ses joueurs. « Cela peut clairement jouer un rôle, mais c’est avant tout le mental qui entre en ligne de compte à ce stade de la compétition », insiste Hervé Epitaux. Avec la conviction que Murat Yakin saura galvaniser ses troupes.
Hervé Epitaux sur les coups durs
Murat Yakin et sa faculté d’adaptation
S’il a bien sûr confié qu’il aurait préféré aborder cette rencontre avec ses meilleurs joueurs, le sélectionneur helvétique Murat Yakin a prouvé à de multiples reprises qu’il était capable de s’adapter. Pour preuve, l’ancien défenseur a aligné son équipe dans plusieurs dispositifs ces derniers mois, alors qu’il n’a jamais commencé les quatre matches du Mondial avec le même onze. Ancien joueur professionnel, Hervé Epitaux a évolué sous les ordres de Murat Yakin à Sion lors de la saison 2018-2019. Déjà à cette époque-là, l’entraîneur était capable de s’adapter : « Murat, il ose et c’était déjà le cas quand je jouais sous ses ordres », souligne Hervé Epitaux qui salue aussi les qualités humaines qui permettent au sélectionneur de s’affirmer dans ses choix. D’ailleurs, ajoute le Franc-Montagnard, les choix de Murat Yakin avaient refroidi à l’époque les liens entre l’entraîneur et le président du FC Sion Christian Constantin qui ne les comprenaient pas toujours ! /mle












