« C’est un bon livre, une belle préface mais à partir de la huitième page on n’avait pas envie de voir la suite » : l’image choisie par le directeur sportif du FC Courtételle Gautier Willemin pour expliquer le licenciement de Vittorio Bevilacqua est claire comme de l’eau de roche. Jeudi passé, à 48 heures du choc contre Bâle en Coupe de Suisse, le club jurassien de 1re Ligue annonçait l’éviction du Tessinois. Stupeur au Centre sportif !
Les dirigeants du FCC ont souhaité se concentrer pleinement sur la rencontre de Coupe de Suisse avant d’expliquer ce choix. Ce lundi, Gautier Willemin s’est confié à RFJ. « On savait que ça n’irait pas sur le long terme », dit d’emblée le directeur sportif qui l’explique par « les méthodes utilisées » et par « le ressenti du vestiaire ». « Les méthodes étaient un peu "à l’ancienne". On le savait. On prenait un risque. Mais on a vu que ça ne marcherait pas avec notre équipe », note encore Gautier Willemin qui reconnaît « une erreur de casting ». Sans détour et sans se défiler, le dirigeant concède également que les joueurs ont eu un grand rôle dans cette décision : « A Courtételle, tout le club est lié et proche. On a eu des retours de l’ensemble du vestiaire et pas de certaines personnes », avoue-t-il. Gautier Willemin tient toutefois à souligner que « Vittorio est une très bonne personne ».
Gautier Willemin : « On a vu que ça n’irait pas sur le long terme. »
Et maintenant ?
Le FC Courtételle cherche activement un nouvel entraîneur. « Le but, c’est d’avoir quelqu’un sur le banc samedi sur le terrain de Black Stars », souligne Gautier Willemin qui a reçu plusieurs candidatures ces derniers jours. Le directeur sportif sait toutefois vers quel profil il se dirige et le choix pourrait se faire rapidement : « Ce sera quelqu’un qui a ce lien avec notre équipe jeune et qui peut apporter de la confiance. Ce sera aussi quelqu’un qui sera plus tourné vers la tactique, le placement et la préparation des matches. Cet entraîneur devra aussi préparer de bons entraînements pour que nos joueurs prennent du plaisir à venir la semaine », insiste Gautier Willemin. En somme, le FCC cherche « un meneur d’hommes », « pas quelqu’un qui vient pour son plaisir d’entraîner et qui ne pense pas au FCC », conclut l’ancien entraîneur assistant. /mle








