Lausanne a concédé un cinquième revers consécutif en Super League dimanche à Sion (1-0). Une défaite "assez traumatisante" pour Luka Elsner et ses hommes, toujours lanterne rouge du championnat.
Qu'elle semble lointaine, l'euphorie qui entourait le LS voici un an, alors qu'il enchaînait les performances remarquables en Coupe d'Europe. Les exploits contre le Besiktas et la Fiorentina en Conference League ne sont plus que des souvenirs, déjà balayés par un printemps plus que maussade qui avait précipité le départ de l'entraîneur Peter Zeidler.
Olivier Custodio est l'un des rares survivants du onze qui démarrait les rencontres l'automne passé, la faute à l'épuisant turnover qui touche le LS chaque été. "On sait comment ça va dans le foot: d'une semaine à l'autre, on peut passer de héros à zéro. Alors d'une saison à l'autre, ça peut encore plus évoluer", soufflait-il dimanche après la défaite à Sion.
"Tout est contre nous"
Les nombreux changements de l'été n'ont pas résolu les problèmes de la fin de saison dernière. L'arrivée de Luka Elsner, le successeur de Zeidler, non plus. Depuis le début de la saison, Lausanne n'a remporté qu'un match de championnat, le 1er août à Bâle (1-0). Pire, il vient d'enchaîner cinq revers de suite.
Et celui-ci fait particulièrement mal. "C'est une défaite assez traumatisante", disait sans détour le technicien slovène, visiblement marqué, en ouverture de conférence de presse d'après-match. "On a livré pas mal de choses intéressantes, dans le courage, la passion, l'envie. Mais on n'a pas été récompensés."
"On est dans une spirale négative où tout est contre nous", pestait de son côté Olivier Custodio. "Il y a eu les blessures (réd: Beyatt Lekoueiry et Koba Koindredi absents de longs mois notamment), il y a eu les résultats, il y a eu plein de choses. Mais on voit aussi que semaine après semaine, les connexions se créent petit à petit. On apprend à jouer les uns avec les autres. Il faut continuer comme ça."
L'espoir animait également son entraîneur, et à raison. Si l'on omet le naufrage à domicile contre Lugano (4-0 le 20 septembre), les trois dernières défaites du LS ont été concédées sur le score de 1-0. "On se rapproche d'un match où on peut prendre des points. En étant un peu plus efficaces, on arrivera à faire basculer la tendance", voulait croire Luka Elsner.
Une attaque défaillante
Marquer des buts, c'est en fait tout ce qu'il manque au LS pour être une équipe fonctionnelle. Car s'il possède la troisième meilleure défense de Super League au terme du premier tour (17 buts encaissés), son attaque est de très loin la pire, avec un total atroce de 7 réussites en 11 matches. À titre de comparaison, Lugano (1er) et Young Boys (2e) comptent respectivement 34 et 35 buts...
"Des fois, je me demande jusqu'où on doit aller pour marquer. On a beaucoup de bonnes situations où il ne nous manque que la dernière passe. Et même quand on fait bien les choses, il y a un coup de sifflet qui nous arrête", regrettait Luka Elsner, en référence à l'ouverture du score lausannoise annulée après une intervention de la VAR dimanche.
Celui qui avait guidé Le Havre jusqu'à la promotion en Ligue 1 en 2023 est toutefois convaincu que son équipe peut décoller ces prochaines semaines. Même son homologue Didier Tholot y croyait dimanche soir. "J'ai aussi connu ces périodes de panne totale de résultats. Mais s'ils continuent comme ça, ils vont y arriver", a lâché le coach du FC Sion, compatissant.
Idéalement, la roue doit commencer à tourner dès dimanche prochain lors de la venue de Thoune à la Tuilière, pour le match des 130 ans du club. Luka Elsner en est conscient: "Ce sera un moment fatidique. Une victoire amènerait tellement de positif et ferait du bien à l'ensemble de la communauté du LS." Et surtout à son entraîneur.
/ATS







