Les grands vins du Bordelais doivent « sauvegarder » les Girondins

L'homme d'affaires François Pinault, propriétaire du Château Latour, a appelé ses 'collègues ...
Les grands vins du Bordelais doivent « sauvegarder » les Girondins

Les grands vins du Bordelais doivent

Photo: KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN MONTERROSA

L'homme d'affaires François Pinault, propriétaire du Château Latour, a appelé ses 'collègues propriétaires de grands crus bordelais' à se rassembler pour un projet de reprise des Girondins.

Dans une lettre ouverte transmise à l'AFP, M. Pinault, propriétaire du Stade rennais (L1), s'est dit 'ému à l'idée de voir les Girondins de Bordeaux en risque de disparaître', 'comme tous les Français amoureux du football'. Le club de Bordeaux a été récemment lâché par son actionnaire américain.

'Associé depuis trente ans à la vie bordelaise, à travers Château Latour, je pense que l'existence du club mythique que sont les Girondins est importante pour Bordeaux, son rayonnement, son équilibre auxquels tous les propriétaires viticoles ne peuvent que s'identifier', écrit M. Pinault qui, en tant que 'Breton et propriétaire du Stade rennais', assure mesurer 'depuis des décennies combien l'identité d'un club et si possible ses succès participent du contrat social dans une région'.

'Quelle est la force économique qui, dans cette région, peut se donner l'objectif de sauvegarder les Girondins et de les développer? Le monde du vin et en particulier les propriétaires de grands crus', écrit-il encore, tout en rappelant qu'en tant qu'actionnaire unique du club rennais, il lui est interdit de monter un projet de reprise des Girondins.

M. Pinault annonce toutefois être 'prêt à apporter (s)on soutien à toute opération montée par les acteurs du vin' et dit qu'il le fera 'avec enthousiasme'. 'J'appelle donc mes collègues propriétaires (de grands crus, ndlr) à se réunir afin de préparer un projet de reprise des Girondins', conclut-il.

Bordeaux (16e de L1), qui doit accueillir Rennes dimanche, a annoncé jeudi que son actionnaire majoritaire, le fonds d'investissement américain King Street, ne souhaitait plus soutenir et financer le club. Placé sous la protection du Tribunal de Commerce de Bordeaux, le club est désormais assisté par un mandataire ad hoc dans sa recherche d'une solution durable.

Vendredi, la mairie de Bordeaux avait annoncé être en contact pour la reprise du club avec deux entrepreneurs, Pascal Rigo et Bruno Fievet, originaire ou avec des attaches girondines. Ils ne sont pas issus du monde du vin.

/ATS
 

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