Attaque à la hache à la gare de Duesseldorf: au moins 9 blessés

Un Kosovar de 36 ans, souffrant de schizophrénie paranoïde, a blessé neuf personnes dans une ...
Attaque à la hache à la gare de Duesseldorf: au moins 9 blessés

Attaque à la hache à la gare de Duesseldorf: au moins 9 blessés

Photo: Keystone

Un Kosovar de 36 ans, souffrant de schizophrénie paranoïde, a blessé neuf personnes dans une attaque à la hache jeudi soir à la gare de Duesseldorf, en Allemagne. La police écarte vendredi toute piste islamiste.

'Il n'y a pas le moindre indice d'une motivation politique ou religieuse', a insisté Dietmar Kneip, directeur de la police criminelle régionale, au cours d'une conférence de presse, vendredi en milieu de journée. Le suspect, arrivé du Kosovo en 2009, bénéficiait d'un titre de séjour pour des raisons humanitaires.

Il a sans doute cherché à être tué par les forces de l'ordre en commettant son forfait, a-t-il précisé. 'Il comptait sur le fait que la police lui tire dessus mortellement, nous appelons cela un 'suicide by cop' (suicide par policier interposé, ndlr)', a dit M. Kneip.

Les enquêteurs ont retrouvé chez lui un certificat précisant qu'il souffrait d'une maladie psychiatrique grave - une schizophrénie paranoïde -, et des médicaments prescrits pour cette pathologie.

Ejecté du train par un voyageur

Jeudi peu avant 20h50, l'assaillant s'en est pris aux voyageurs qui se trouvaient à bord d'un train de banlieue. Il les a attaqués alors que le train venait de s'arrêter à la gare centrale de Duesseldorf et que les passagers s'apprêtaient à descendre du train.

Ejecté du wagon par l'un des voyageurs, il a tenté de remonter à bord mais le conducteur du train a bloqué l'ouverture de la porte. Il a ensuite agressé plusieurs personnes dans l'enceinte de la gare, faisant neuf blessés, dont quatre grièvement, selon la police. Leurs vies ne sont toutefois pas en danger. Parmi les victimes, âgées de 13 à 50 ans, figurent deux touristes italiennes.

Le suspect a ensuite sauté d'un pont en tentant de s'enfuir et s'est grièvement blessé dans sa chute. L'assaillant n'a pas pu être entendu par les enquêteurs dans l'immédiat et devait être opéré.

Alors que la gare était évacuée, les forces de l'ordre s'étaient déployées massivement aux abords du bâtiment, faisant appel aux hommes lourdement armés de ses unités spéciales d'intervention, tandis qu'un hélicoptère survolait le ciel de la ville.

Connu des services de police

Son frère, le sachant malade et détenteur d'une hache qu'il venait d'acheter, avait signalé à la police sa disparition. Le suspect était déjà connu des services de police pour s'être infligé des blessures corporelles.

Dans cette même métropole rhénane, un homme a blessé vendredi un autre en lui infligeant des coups ou des blessures au couteau avant de prendre la fuite en milieu de journée, selon la police. Celle-ci n'a pas confirmé des informations selon lesquelles cette agression aurait eu lieu avec une machette.

Après l'attaque à la hache, le trafic ferroviaire depuis et vers la garde de Duesseldorf a pu reprendre dans la nuit. Aux heures de pointe matinales vendredi, tous les trains circulaient normalement.

'Il est sorti et a frappé des gens'

'Nous étions sur le quai et on attendait un train. Le train est arrivé et soudain quelqu'un avec une hache est sorti et a frappé des gens avec une hache', a indiqué un témoin cité par le journal Bild.

Peter Altmaier, chef de la chancellerie et proche conseiller de la chancelière Angela Merkel, a réagi dans la soirée en apportant son soutien aux victimes. 'Quoi qu'il se soit passé à la gare centrale de Duesseldorf, notre compassion et nos pensées vont aux personnes innocentes blessées', a-t-il écrit sur Twitter.

Le maire de la ville, Thomas Geisel, s'est lui rendu sur les lieux, selon Bild. 'C'est un coup dur pour Duesseldorf. Beaucoup de personnes sont sous le choc. Je veux remercier la police et les secours. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches', a-t-il dit.

Les autorités allemandes sont sur le qui-vive en raison de la menace djihadiste pesant sur l'Allemagne, particulièrement depuis l'attentat au camion-bélier de décembre à Berlin, qui a fait douze morts et revendiqué par l'Etat islamique.

A la fin février un Allemand de 35 ans, qui selon les médias pouvait aussi souffrir de problèmes psychiatriques, avait foncé au volant de sa voiture sur des passants à Heidelberg, dans le sud-ouest de l'Allemagne, faisant un mort et deux blessés.

/ATS
 

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