Majorité très nette pour Macron, mais moins écrasante qu'attendue

Le président français Emmanuel Macron a obtenu dimanche une des plus larges majorités parlementaires ...
Majorité très nette pour Macron, mais moins écrasante qu'attendue

Majorité écrasante en vue pour Macron, une opposition en lambeaux

Photo: Keystone

Les Français ont commencé à voter dimanche pour le second tour des législatives. Celui-ci devrait donner à Emmanuel Macron une majorité écrasante dans la nouvelle Assemblée nationale, où l'opposition risque d'être réduite à la portion congrue.

Quelque 47 millions d'électeurs sont appelés à se rendre dans les bureaux de vote, ouverts depuis 08h00. Ils fermeront à 18h00, voire 20h00 dans la plupart des grandes villes.

Ce scrutin devrait être marqué par une nouvelle poussée de l'abstention au terme d'une longue séquence électorale, qui aura vu la déroute des partis traditionnels et un bouleversement quasiment sans précédent du paysage politique.

Ministre grâce à 136 voix

Une partie des Français d'outremer et de l'étranger ont voté dès samedi.

Seule des six ministres en lice en danger après son premier tour, Annick Girardin (Outre-mer) a finalement été réélue à Saint-Pierre et Miquelon avec 136 petites voix d'avance. En cas d'échec, elle aurait dû quitter le gouvernement. Ses cinq collègues sont favoris dimanche en métropole.

A Saint-Martin et Saint-Barthélémy, la candidate de la République en marche (REM) a en revanche été battue par celle des Républicains, Claire Javois. En Guyane, le député DVG sortant Gabriel Serville a été réélu, tandis que le jeune chef d'entreprise Lenaïck Adam a été élu avec l'étiquette REM.

La Guadeloupe a élu quatre nouvelles têtes: deux DVG (Justine Bénin et Max Mathiasin), un REM (Olivier Serva) et une socialiste (Hélène Vainqueur-Christophe). En Martinique, une femme a été pour la première fois élue députée (Josette Manin, DVG) et trois sortants ont été réélus.

'Confirmation' attendue

Après le succès de REM dimanche dernier, le chef de l'Etat attend 'une confirmation' qui lui permettrait d'appliquer clairement sa politique, à commencer par les ordonnances controversées sur la réforme du Code du travail ou la loi de moralisation politique.

Son jeune mouvement, allié aux centristes de François Bayrou, pourrait ravir 400 à 470 circonscriptions sur 577, selon les projections, soit l'une des majorités les plus imposantes de la Ve République.

40% de femmes

Seuls 222 députés sortants sont qualifiés pour le second tour. 1146 candidats, dont 40% de femmes, s'affrontent dans 572 duels et une triangulaire pour tenter de décrocher l'un des 573 sièges encore en jeu pour un mandat de cinq ans.

Quatre députés seulement ont été élus dès le premier tour, conséquence de la forte abstention.

Le 11 juin, elle avait atteint un niveau record depuis 1958, à 51,29%, signe d'une démobilisation des électeurs après la présidentielle. Elle pourrait grimper ce dimanche jusqu'à 53% à 54%, selon les dernières enquêtes, soit une dizaine de points de plus qu'en 2012 (44,6% au second tour).

Reports de voix attendus

REM présente 454 candidats pour ce second tour, devant Les Républicains (264), le FN (120), La France insoumise (67), le Parti socialiste (65) et le MoDem (62).

Au premier tour, l'alliance REM-MoDem a obtenu 32,3% des voix mais sa position centrale lui permet d'espérer des reports de voix de candidats de droite comme de gauche et donc de gagner la plupart de ses duels de second tour.

Avec 21,56% des voix, LR allié à l'UDI ne peut espérer, selon les projections, que de 60 à 130 sièges, contre plus de 225 dans l'Assemblée sortante.

A gauche, le PS, qui avait envoyé près de 300 députés au Palais Bourbon en 2012, pourrait n'en garder qu'une vingtaine. Quant au Front national et à La France insoumise, ils n'ont pas réussi à capitaliser sur leurs bons scores à la présidentielle.

Avec 13,74% au premier tour, LFI et le PCF devraient en s'alliant pouvoir juste atteindre les 15 sièges nécessaires pour constituer un groupe. Le FN (13,3% le 11 juin) n'est lui crédité que de 1 à 5 sièges.

Démission du gouvernement

Au lendemain de ces législatives, Edouard Philippe devrait, comme le veut la tradition, remettre la démission de gouvernement pour être aussitôt chargé d'en former un nouveau avec a priori peu de changements.

/ATS
 

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