Les indépendantistes catalans convoqués par les juges à Madrid

La crise catalane se déplace jeudi à Madrid où des dirigeants sécessionnistes doivent être ...
Les indépendantistes catalans convoqués par les juges à Madrid

Les indépendantistes catalans convoqués par les juges à Madrid

Photo: KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

La crise catalane se déplace jeudi à Madrid où des dirigeants sécessionnistes doivent être entendus par des juges qui pourraient les inculper pour sédition. Leur chef, Carles Puigdemont, réfugié à Bruxelles, a d'ores et déjà dénoncé un 'procès politique'.

Le procureur général de l'Etat demande qu'une vingtaine de membres du gouvernement régional catalan destitué par Madrid et de députés soient inculpés pour détournement de fonds publics, sédition et rébellion. Les deux derniers délits sont passibles d'une peine maximale de 15 et 30 ans de prison.

Il les accuse d'avoir encouragé 'un mouvement d'insurrection active' au sein de la population catalane pour parvenir à la sécession. Le 27 octobre, 70 députés catalans sur 135 proclamaient l'indépendance de la 'République catalane'.

Quelques heures plus tard, le gouvernement espagnol prenait le contrôle de la région, destituant son gouvernement et dissolvant son Parlement pour convoquer de nouvelles élections le 21 décembre prochain.

La 'tactique' de Puigdemont

Le vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, devrait être un des premiers à déposer jeudi dès 09h00 devant une juge d'instruction de l'audience nationale, juridiction chargée des dossiers sensibles. Si elle suit les réquisitions du parquet, elle peut non seulement les inculper mais ordonner leur détention préventive.

Une demi-heure après, la présidente du Parlement Carme Forcadell et les quatre membres du bureau de cette assemblée doivent aussi être entendus, mais, en raison de leur privilège parlementaire, par un juge rattaché à la cour suprême.

Le dirigeant séparatiste catalan, Carles Puigdemont, a lui refusé de comparaître. Réfugié à Bruxelles avec quatre de ses 'ministres' destitués, il a dénoncé 'un procès politique'. Dans un communiqué, il a présenté comme une tactique concertée la division de son gouvernement.

Certains iront devant l'audience nationale 'dénoncer la volonté de la justice espagnole de poursuivre des idées politiques', les autres 'resteront à Bruxelles pour dénoncer devant la communauté internationale ce procès politique', a-t-il écrit.

Un des membres du bureau du Parlement - qui sera entendu jeudi - Joan Josep Nuet a pourtant jugé mercredi 'irresponsable' l'attitude de M. Puigdemont. 'Tous ceux qui sont cités à comparaître pourraient finir en détention préventive', parce qu'il a démontré que le risque de fuite existe, a-t-il déclaré.

/ATS
 

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