A Londres, Washington et Damas, chacun discute de ses options

A Londres, le gouvernement britannique se réunit jeudi, en urgence, pour discuter de la réponse ...
A Londres, Washington et Damas, chacun discute de ses options

Trump et Macron entretiennent le flou sur des frappes en Syrie

Photo: KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO

Donald Trump lancera une attaque 'très bientôt ou pas si tôt que cela', Emmanuel Macron se décidera 'en temps voulu': les Occidentaux entretenaient le flou jeudi sur leur riposte à l'attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale.

Alors que la tension est encore montée d'un cran après des menaces d'action militaire du président étasunien sur Twitter, le gouvernement britannique, réuni en urgence, a jugé 'nécessaire de prendre des mesures' contre l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, mais s'en est remis à la 'coordination d'une réponse internationale.

La première ministre Theresa May a ordonné à des sous-marins de la Royal Navy de faire mouvement pour être à portée de ce pays, en vue d'une éventuelle frappe qui pourrait avoir lieu dès jeudi soir, selon le Daily Telegraph.

Décision 'sous peu'

Après avoir provoqué une montée de tensions en demandant à la Russie mercredi de se 'tenir prête' à des frappes contre son allié syrien, Donald Trump a lui semblé temporiser.

'Jamais dit quand une attaque contre la Syrie pourrait avoir lieu. Cela pourrait être très bientôt ou pas si tôt que cela', a-t-il écrit dans un tweet matinal. Il a peu après déclaré qu'il allait rencontrer ses conseillers sur la Syrie et déciderait 'sous peu' d'une éventuelle action militaire.

Attaque chimique 'évidente'

En France, le président Emmanuel Macron a également relativisé l'urgence d'une réaction, après avoir évoqué mardi une annonce 'dans les prochains jours'.

Sur le fond, il est cependant resté ferme dans ses accusations, disant avoir 'la preuve' que 'des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu'elles ont été utilisées par le régime de Bachar al-Assad'.

La chancelière allemande Angela Merkel a elle aussi jugé 'évident' que le régime syrien disposait encore d'un arsenal chimique. Mais elle a souligné que Berlin 'ne participera pas à des actions militaires' contre Damas.

Equipes de l'OIAC sur place

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a pour sa part indiqué que ses experts étaient en route pour la Syrie et commenceraient samedi leur travail d'enquête sur l'attaque chimique que Damas est accusé d'avoir menée à Douma.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a elle appelé les Occidentaux à 'réfléchir sérieusement aux conséquences' de leurs menaces de frapper la Syrie, tout en assurant que Moscou ne voulait pas d''escalade'.

Ghouta aux mains du régime

Selon les Casques blancs et l'ONG médicale 'Syrian American Medical Society', plus de 40 personnes ont été tuées à Douma, dernier bastion rebelle dans la Ghouta orientale, tandis que plus de 500 blessés ont été soignés notamment pour des 'difficultés respiratoires'.

L'armée russe, qui intervient depuis septembre 2015 en soutien aux forces gouvernementales, a annoncé jeudi que le drapeau du gouvernement syrien flottait sur la ville de Douma, marquant la reprise par le régime du contrôle de 'la totalité de la Ghouta orientale'.

L'ONU espère pouvoir profiter de la fin des combats dans l'enclave rebelle pour acheminer de l'aide humanitaire à au moins 100'000 personnes.

/ATS
 

Articles les plus lus