Attaque à la voiture-bélier à Jérusalem: soldats israéliens blessés

Une attaque à la voiture-bélier a fait 14 blessés, dont une majorité de soldats israéliens ...
Attaque à la voiture-bélier à Jérusalem: soldats israéliens blessés

Les tensions sont vives jeudi à Jérusalem et en Cisjordanie occupée après une attaque à la voiture-bélier, ayant notamment blessé une dizaine de soldats israéliens dans la Ville sainte. Trois personnes ont quant à elles été tuées dans des tirs de forces israéliennes.

Ces violences interviennent dans le sillage de la présentation le 28 janvier par le président américain de Donald Trump, grand soutien du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, de son plan de règlement du conflit israélo-palestinien. Le projet a été salué en Israël et fustigé par les Palestiniens, car jugé très partial.

Dans ce contexte, deux Palestiniens ont été tués jeudi par des tirs de soldats israéliens lors de heurts à Jénine, en Cisjordanie occupée, d'après le ministère de la santé. Et un homme a été tué dans la vieille ville de Jérusalem après avoir ouvert le feu en direction de forces israéliennes, selon la police israélienne.

Dans un autre incident, un Israélien a été blessé légèrement par des tirs à partir d'une voiture, à un carrefour près de Ramallah, en Cisjordanie occupée, selon les services de secours. Depuis l'annonce du plan Trump, des manifestations ont lieu chaque jour dans les territoires palestiniens.

Chasse à l'homme

L'attaque nocturne à la voiture-bélier à Jérusalem n'a pas été revendiquée. Mais elle a été saluée par le mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, comme une 'réponse' au plan Trump.

Les autorités israéliennes mènent une chasse à l'homme pour retrouver le conducteur du véhicule qui a foncé sur une foule à 01h45, dans une rue passant devant la 'First station'. Cette ancienne gare reconvertie en lieu de loisirs, avec des bars et surtout des restaurants, est située à Jérusalem-Ouest, mais à la lisière de la partie orientale de la ville, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

Selon la radio publique israélienne, des militaires se dirigeaient vers une cérémonie au Mur des Lamentations, à quelques centaines de mètres de la 'First Station'. Mais 'un terroriste a foncé avec sa voiture vers les soldats', a souligné l'armée. 'Un soldat a été grièvement blessé et évacué vers un hôpital (...). 11 autres soldats ont aussi été légèrement blessés'.

Quelques heures plus tard, la police israélienne a tué un Palestinien qui avait ouvert le feu sur des policiers, blessant légèrement l'un d'eux, dans la Vieille ville de Jérusalem, a indiqué le porte-parole de la police Mickey Rosenfeld.

Démolition

En Cisjordanie occupée, un Palestinien de 19 ans a été tué jeudi matin par un tir israélien et sept blessés dans des heurts à Jénine (nord), selon l'agence officielle palestinienne Wafa. Un policier palestinien de 25 ans, atteint dans le ventre par un tir à balles réelles, alors qu'il se trouvait devant le siège de la police non loin de là, a succombé peu après, selon le ministère de la santé et des sources de sécurité locales.

Les heurts ont éclaté après la démolition par les militaires de la maison d'Ahmed Qanbah, un Palestinien membre d'un commando ayant mené une attaque en 2018 qui a tué un rabbin près de Naplouse (Cisjordanie), selon l'armée israélienne. Ces démolitions, menées en représailles à des attaques anti-israéliennes, provoquent souvent la colère des habitants et des affrontements avec les forces israéliennes.

Dans les heurts de jeudi, des témoins ont fait état de jeunes lançant des pierres sur les soldats. L'armée israélienne a elle indiqué que des hommes avaient lancé des engins explosifs et ouvert le feu sur des militaires, qui ont répliqué avec des tirs afin de 'lever la menace'.

Frappes sur Gaza

A Gaza, l'aviation israélienne a ciblé jeudi matin des positions du Hamas après l'envoi de ballons incendiaires depuis l'enclave palestinienne vers Israël. 'Des infrastructures souterraines utilisées par le Hamas ont été ciblées', selon l'armée.

Ces frappes ont endommagé des habitations au nord du camp de réfugiés 'al-Chati', aussi appelé 'Beach Camp', et touché des installations près de Rafah, à la pointe sud de la bande de Gaza, ont indiqué à l'AFP des témoins et des sources sécuritaires palestiniennes. Ces sources n'ont fait état d'aucun blessé dans ces nouvelles frappes.

/ATS
 

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