Cassis appelle à se battre pour la liberté 100 ans après la SDN

La Suisse appelle le monde à continuer le combat 'pour la liberté', 100 ans après le lancement ...
Cassis appelle à se battre pour la liberté 100 ans après la SDN

Cassis appelle à se battre pour la liberté 100 ans après la SDN

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

La Suisse appelle le monde à continuer le combat 'pour la liberté', 100 ans après le lancement de la Société des Nations (SDN). Devant le Conseil des droits de l'homme lundi à Genève, Ignazio Cassis a salué le 'courage' du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

En 100 ans, la communauté internationale a appris que la société 'tombe souvent dans les mêmes pièges', a mis en garde le conseiller fédéral au début de la session d'un mois du Conseil des droits de l'homme. Les défis posés aux droits fondamentaux vont 'nous accompagner encore longtemps'.

Premier d'entre eux selon le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), l'indispensable besoin de contribuer à se battre pour la liberté. 'Si nous nous habituons à considérer la démocratie et les libertés comme une évidence, nous risquons de tomber à nouveau', a-t-il affirmé.

Il a notamment mentionné la liberté d'opinion. 'Même en Suisse', des avis opposés au courant dominant 'peuvent fâcher', a-t-il asséné. Et d'appeler à défendre ceux qui ont le 'courage' de lutter contre la 'pensée unique'. Le conseiller fédéral a rendu hommage à deux journalistes tués en 2018 pour avoir fait valoir ce droit, dont le Saoudien Jamal Khashoggi éliminé par les autorités de son pays.

M. Cassis a aussi rappelé que la venue à Genève de la SDN, décidée il y a 100 ans, après la fin de la Première Guerre mondiale et lancée au début de l'année suivante, n'avait pas été de soi. Après 'un débat animé', un référendum avait dû trancher la discussion au sein de la population genevoise.

Certes, le résultat avait ensuite été significatif, avec plus de 26'800 voix pour, contre environ 5000 oppositions seulement. 'Nous sommes convaincus que seuls des Etats démocratiques, qui respectent l'Etat de droit, peuvent assurer la paix et la prospérité des peuples', dit encore le conseiller fédéral.

/ATS
 

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