Combats intenses pour chasser l'EI de sa dernière poche en Syrie

Les combats faisaient rage samedi entre les forces arabo-kurdes et les jihadistes du groupe ...
Combats intenses pour chasser l'EI de sa dernière poche en Syrie

Combats intenses pour chasser l'EI de sa dernière poche en Syrie

Photo: KEYSTONE/EPA/MURTAJA LATEEF

Les combats faisaient rage samedi entre les forces arabo-kurdes et les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui défendent leur dernier bastion dans la province orientale de Deir Ezzor en Syrie. Ces affrontements pourraient sonner le glas du 'califat' proclamé.

Encerclés depuis des semaines dans leur dernier carré, les derniers jihadistes sont retranchés dans des tunnels, au milieu d'un océan de mines, dans la périphérie Est du village de Baghouz, non loin de la frontière irakienne. Ce sont les Forces démocratiques syriennes (FDS), fer de lance de la lutte anti-EI en Syrie, qui sont engagées dans cette dernière bataille.

'Nos forces avancent depuis deux axes' et ont déjà progressé 'd'environ un kilomètre' dans une zone tampon qui les sépare de la poche jihadiste, a affirmé à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un responsable des FDS. Trois membres des FDS ont été blessés, selon une autre source. Le dernier carré de l'EI se résume à quelques pâtés de maisons accolées à un camp informel.

Civils évacués

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé le 'progrès' des FDS. La prudence est toutefois de mise 'en raison de la présence de nombreux tunnels' et de jihadistes armés 'de ceintures explosives', a assuré un commandant sur le terrain, qui a dit s'attendre à des attentats suicide.

Soutenues par une coalition internationale anti-EI conduite par les Etats-Unis, les FDS, engagées depuis septembre dans cette offensive, avaient suspendu leurs opérations pendant plus de deux semaines pour épargner les civils et permettre leur évacuation. Des milliers de personnes -femmes et enfants surtout- ont ainsi pu quitter la région. Depuis décembre, au total quelque 53'000 personnes l'ont quittée, selon l'OSDH.

En guerre depuis 2011

Une perte de la poche de Baghouz signifierait la fin territoriale du 'califat' de l'EI qui a déjà entamé sa mue en organisation clandestine. Ses combattants ont fui dans le désert syrien qui s'étend du centre du pays à la frontière irakienne et parviennent toujours à mener des attentats meurtriers.

Déclenchée le 15 mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de plusieurs acteurs. Le conflit a fait plus de 360'000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

/ATS