Covid: Washington muscle sa réponse, le Brésil débordé

A la veille du premier anniversaire de la déclaration par l'OMS de l'état de 'pandémie', les ...
Covid: Washington muscle sa réponse, le Brésil débordé

Covid: Washington muscle sa réponse, le Brésil débordé

Photo: KEYSTONE/AP/Matthias Bein

A la veille du premier anniversaire de la déclaration par l'OMS de l'état de 'pandémie', les Etats-Unis mettent le pied sur l'accélérateur avec un gigantesque plan de soutien, et toujours plus de vaccinations. D'autres, comme le Brésil, s'enfoncent dans la crise.

'Profondément préoccupée' par des 'niveaux alarmants de propagation', l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qualifiait le 11 mars 2020 l'épidémie de Covid-19 de 'pandémie'. Le nouveau coronavirus, qui affectait alors tous les continents sauf l'Antarctique, avait contaminé plus de 110'000 personnes et fait plus de 4000 morts.

Un an plus tard, la pandémie a fait au moins 2'611'162 morts dans le monde, avec plus de 117'511'850 cas d'infection diagnostiqués, selon un bilan établi mercredi par l'AFP.

Plan de soutien

Pays le plus touché (527'699 décès), les Etats-Unis musclent encore leur réponse à la pandémie, et son impact sur la première économie du monde avec l'adoption mercredi au Congrès d'un gigantesque plan de soutien: 1900 milliards de dollars (1766 milliards de francs) pour doper la croissance.

Sur ce montant vertigineux, qui fait craindre à certains économistes des poussées inflationnistes, quelque 15 milliards de dollars seront consacrés à la vaccination, 50 milliards pour les tests et le traçage et 10 milliards pour la production de vaccins.

Les Etats-Unis ont déjà passé des commandes suffisantes pour recevoir d'ici fin mai assez de doses pour vacciner l'ensemble des adultes américains. Mais par sécurité, ils veulent acheter 100 millions de doses supplémentaire de vaccins Johnson & Johnson, a indiqué mercredi un haut responsable américain.

La vaccination s'étend aussi à de nouvelles catégories: l'Alaska est devenu mercredi le premier Etat américain à l'ouvrir à tous, et à New York, on peut se faire vacciner dès l'âge de 60 ans.

Vent d'optimisme

Même si certains experts appellent à la prudence, un vent d'optimisme souffle sur le pays. Les restrictions sont assouplies ou levées dans nombre d'Etats, notamment au Texas où le masque n'est plus obligatoire et les commerces rouvrent.

A Los Angeles, des centaines de milliers d'écoliers pourraient retourner en classe le mois prochain, presque un an après le passage aux cours virtuels.

Au total, 14 pays dans le monde n'ont toujours pas rouvert les portes des écoles depuis mars 2020, selon l'Unicef, dont les deux-tiers en Amérique latine. Soit 98 millions d'écoliers.

'Décisions imbéciles'

Le géant d'Amérique du Sud, le Brésil, deuxième pays le plus touché au monde avec 268.370 morts, est lui débordé par la pandémie. Le record journalier de décès a été battu mardi (1972 décès), le système hospitalier est dépassé et la vaccination progresse lentement.

Revenu dans le jeu politique, l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva a fustigé les positions du chef de l'Etat, Jair Bolsonaro, sur le Covid. 'Je voudrais que le peuple brésilien ne suive aucune des décisions imbéciles prises par le président de la République et son ministère de la Santé', a lancé Lula lors d'une conférence de presse.

Points chauds en Europe

En Europe, plusieurs 'points chauds' préoccupent la Commission, comme 'le Tyrol en Autriche, Nice et la Moselle en France, Bolzano en Italie et certaines parties de la Bavière et de la Saxe en Allemagne'.

La Pologne exprimait également mercredi son inquiétude après un nouveau record de cas de contaminations que les autorités attribuent à un 'relâchement croissant' de la population et à la diffusion du variant anglais.

Variant plus mortel

Un étude publiée mercredi estime que le variant anglais est 64% plus mortel que le coronavirus d'origine du Covid-19. Face à cette situation, l'Union européenne pourrait très prochainement compter sur le vaccin de Johnson & Johnson, qui ne nécessite qu'une seule injection, et dont l'autorisation dans l'UE sera au coeur d'une réunion jeudi de l'Agence européenne des médicaments (EMA).

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a par ailleurs annoncé mercredi un accord avec le laboratoire BioNTech-Pfizer pour la fourniture en mars aux pays de l'UE de quatre millions de doses supplémentaires de son vaccin.

Très critiquée pour la lenteur des livraisons de vaccins, la Commission, qui négocie les contrats au nom de ses 27 Etats membres, table sur une montée en puissance des livraisons de vaccins anti-Covid au deuxième trimestre.

/ATS