Déjà sept candidats à la succession de Theresa May

La course à la succession de la Première ministre britannique est ouverte. Sept candidats sont ...
Déjà sept candidats à la succession de Theresa May

Les candidats à la succession de Theresa May se bousculent

Photo: KEYSTONE/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA

Les candidats à la succession de la Première ministre démissionnaire Theresa May se bousculent. Et chacun a son approche sur la manière de gérer le délicat dossier de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Dernier en date à avoir rendu publique sa candidature dimanche, le ministre de l'Environnement et pourfendeur du plastique Michael Gove, un eurosceptique de 51 ans, pourrait apparaître comme étant la personne de la situation en raison de la souplesse de ses positions.

L'ancien maire de Londres et ex-chef de la diplomatie Boris Johnson n'avait quant à lui pas attendu l'annonce, vendredi, du départ de Theresa May pour faire savoir qu'il briguait son poste. Cet homme de 54 ans, un des artisans de la victoire du Brexit au référendum de 2016, est le grand favori des militants de base du Parti conservateur.

Dominic Raab, une figure de la nouvelle garde des Tories et fugace ministre chargé du Brexit, l'actuel titulaire du portefeuille des Affaires étrangères Jeremy Hunt et l'ancienne présidente de la Chambre des Communes Andrea Leadsom figurent également parmi les principaux prétendants.

'Etre prêt à claquer la porte'

'Pour réussir une négociation, il faut être prêt à claquer la porte', a dit cette dernière au Sunday Times, tandis que Dominic Raab a écrit : 'Je préférerais que l'on quitte (l'Union européenne) avec un accord'.

Le ministre de la Santé Matt Hancock, celui du Développement international Rory Stewart et l'ex-ministre du Travail Esther McVey ont également fait acte de candidature. D'autres pourraient suivre, le ministre de l'Intérieur Sajid Javid comptant parmi les poids lourds prometteurs.

Une lourde tâche

Theresa May laisse à son successeur la lourde tâche de mettre en oeuvre le Brexit dans un pays divisé sur la question. Soit en renégociant un nouvel accord avec Bruxelles - celui qu'elle avait conclu a été rejeté par les députés -, soit en optant pour une sortie sans accord.

Elle a fait savoir vendredi qu'elle quitterait ses fonctions le 7 juin, exprimant son 'profond regret' d'avoir échoué dans ses tentatives de concrétiser le divorce avec l'UE.

Mme May assurera la transition jusqu'à ce que les 100'000 membres de son Parti conservateur se choisissent, d'ici au 20 juillet, entre les deux candidats devant être sélectionnés par les députés tories, un nouveau dirigeant. Celui-ci ou celle-ci deviendra le prochain chef du gouvernement.

Accord ou pas accord

L'annonce de la Première ministre a ainsi sonné le début d'une lutte pour le pouvoir de deux mois chez les conservateurs. Le scénario d'une sortie sans accord de l'UE n'est pas écarté par le favori de la course, Boris Johnson.

Car s'il a déclaré vendredi qu'il chercherait à renégocier l'accord conclu avec Bruxelles, il a aussitôt ajouté : 'nous quitterons l'UE le 31 octobre, accord ou pas', s'opposant ainsi à tout nouveau report de la date butoir.

Le ministre des Finances Philip Hammond a à cet égard averti dimanche sur la BBC qu'il pourrait aller jusqu'à voter contre le futur gouvernement formé par son parti pour éviter un Brexit sans accord, car cela aurait 'un impact économique et fiscal très significatif sur le pays'.

Un tel divorce 'n'est pas un choix de politique possible', puisque les députés britanniques ont déjà voté contre, a de son côté mis en garde Matt Hancock.

Rapport de force inchangé

Le futur Premier ministre sera confronté au même rapport de force à la Chambre des Communes avec l'opposition travailliste, puisque son arrivée n'est pas liée à de nouvelles élections législatives

Et la Commission européenne a d'ores et déjà répondu que la démission de Mme May ne changeait 'rien' à la position des autres Etats membres sur l'accord déjà négocié.

Le chef du Labour Jeremy Corbyn a quant à lui appelé à de nouvelles législatives. Mais ce scénario tente fort peu les Tories, qui ne disposent que d'une étroite majorité au Parlement et pourraient la perdre avec l'arrivée d'un nouvel acteur, le Parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage.

/ATS
 

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