350 personnes ont pu quitter la poche rebelle d'Alep

L'évacuation du dernier secteur d'Alep-Est a repris tard dimanche soir après trois jours de ...
350 personnes ont pu quitter la poche rebelle d'Alep

350 personnes ont pu quitter la poche rebelle d'Alep

Photo: Keystone

L'évacuation du dernier secteur d'Alep-Est a repris tard dimanche soir après trois jours de suspension, a déclaré un responsable de l'ONU se trouvant en Syrie. Selon un responsable médical sur le terrain, quelque 350 personnes ont pu quitter la poche rebelle.

'Les évacuations sont en cours. Des autocars et des ambulances sont en train de quitter Alep-Est maintenant', a affirmé le responsable de l'ONU dans un message envoyé par courriel. Les premières personnes ont quitté Alep-Est vers 23h00, a-t-il dit.

Ce responsable a dit ne pas avoir d'information sur l'évacuation qui doit avoir lieu en même temps des deux villages chiites de Foua et Kefraïa près d'Idlib encerclés par les rebelles sunnites.

Les 350 premiers évacués 'sont dans un état terrible. Ils n'ont pas mangé, pas bu. Les enfants ont attrapé froid et on les a empêchés d'aller aux toilettes', a indiqué le chef d'une unité de médecins et de volontaires qui coordonnent l'évacuation près de Khan al-Assal, territoire rebelle à l'ouest de la métropole où arrivent les évacués.

Médiation russe

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué qu'une médiation de la Russie et de la Turquie avait poussé le régime à autoriser le départ de ce convoi qui était arrivé au dernier point de contrôle du régime. Les passagers refusaient de rebrousser le chemin, a-t-il souligné.

Les évacuations d'insurgés et de civils de la dernière poche rebelle d'Alep devaient reprendre en synchronisation avec des opérations similaires à Foua et Kafraya, deux localités chiites pro-régime assiégées par les rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Dimanche, une vingtaine de bus qui s'apprêtaient à entrer dans ces deux localités chiites ont été attaqués et mis à feu par des hommes armés, reportant jusqu'à nouvel ordre les évacuations. Un des chauffeurs a trouvé la mort, selon l'OSDH.

'Cinq bus pourraient maintenant quitter les deux localités de Foua et Kafraya, mais une route sécurisée doit être trouvée pour permettre leur passage', a souligné l'ONG proche des rebelles.

/ATS


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