Deux ex-agents secrets français soupçonnés de trahison

Deux ex-agents des services secrets français ont été inculpés pour intelligence avec une puissance ...
Deux ex-agents secrets français soupçonnés de trahison

Deux ex-agents secrets français soupçonnés de trahison

Photo: KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

Deux ex-agents des services secrets français ont été inculpés pour intelligence avec une puissance étrangère. Ils ont pu livrer des infos mettant 'en cause la sécurité de l'Etat', selon la ministre des armées. Des médias pointent la Chine comme possible bénéficiaire.

Le ministère des armées a confirmé jeudi soir dans un communiqué que 'deux de ses anciens personnels et la conjointe de l'un d'entre eux' avaient été déférés devant un juge d'instruction pour 'des fait susceptibles de constituer les crimes et délits de trahison'.

Les faits ont été révélés jeudi par l'émission 'Quotidien', sur TMC, qui affirme que ces espions présumés avaient été recrutés par les autorités chinoises. Les trois personnes ont été mises en examen le 22 décembre, puis écroués, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

L'un des agents soupçonnés était en poste à Pékin, affirme 'Quotidien', sans donner d'éléments sur les fonctions des autres personnes mises en cause.

Parquet saisi par la DGSE

Deux d'entre elles - les ex-agents de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure) - font face à des accusations de 'livraison à une puissance étrangère d'informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation', 'collecte d'informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation en vue d'une livraison à une puissance étrangère' et 'compromission du secret de la Défense nationale par une personne dépositaire du secret de la Défense nationale'.

L'une de ces deux personnes a aussi été mise en examen pour 'provocation directe au crime de trahison', précise-t-on de même source. Elles ont toutes deux été placées en détention provisoire.

La troisième personne a été mise en examen pour 'recel des crimes et délits de trahison', selon cette même source. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Les agents concernés, aujourd'hui à la retraite, 'ont appartenu dans le passé à la DGSE', selon le ministère des Armées. C'est la DGSE, après avoir détecté ces agissements 'd'une extrême gravité', qui a saisi le parquet de Paris.

Sécurité de l'Etat potentiellement menacée

La ministre des armées Florence Parly a déclaré vendredi sur CNEWS que les agents étaient 'très probablement' en service au moment des faits. Elle a refusé de dire pour quelle puissance étrangère les trois personnes mises en examen avaient agi.

Les informations qu'elles sont soupçonnés d'avoir livrées - et dont la ministre a refusé de préciser la nature - 'peuvent potentiellement mettre en cause la sécurité de l'Etat', a-t-elle souligné.

Selon Le Monde, qui cite une source proche du dossier, les personnes inculpées sont soupçonnées d’avoir livré des informations sur les méthodes de travail du renseignement extérieur français.

/ATS
 

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