« Front social »: première manifestation après l'élection de Macron

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi après-midi à Paris à l'appel du collectif ...
« Front social »: première manifestation après l'élection de Macron

Photo: Keystone

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi après-midi à Paris à l'appel du collectif 'Front social'. Elles veulent marquer leur mobilisation dès le lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence française.

Encadrés par un gros dispositif policier, les manifestants (1600 selon la police, 7000 à 10'000 selon les organisateurs) ont défilé entre la Place de la République et la Place de la Bastille. Ils ont scandé 'anti-capitalistes' ou 'Macron démission! un jour ça suffit'.

La police a signalé quelques jets de projectiles et de légères dégradations sur le mobilier urbain. Elle a procédé à une interpellation. Les manifestants étaient en cours de dispersion vers 17h30.

'En Marx'

'En Marche vers la guerre sociale', 'Nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes', 'Urgence sociale et écologique', 'Pour l'égalité des droits contre un précariat généralisé' ou encore 'En Marx', proclamaient des pancartes.

Les participants avaient répondu à l'appel de sections syndicales CGT, Sud ou Unef et d'associations qui n'ont jamais accepté la fin de la bataille contre la loi travail, et avaient décidé de marquer le coup quel que soit le président élu.

Le collectif avait appelé entre les deux tours à 'battre les deux candidats'. Il avait encouragé à 'participer à la première mobilisation sociale du quinquennat, que ce soit la peste ou le choléra qui arrive au pouvoir'.

Réforme du droit du travail

'Nous avons décidé de ne pas baisser la tête dans les premiers jours de mandature', assure Romain Altmann responsable du turbulent syndicat Info'Com, qui a souvent eu maille à partir avec la direction de la CGT. 'Ce qui nous attend est assez grave, comme une loi travail numéro 2 qui va voir le jour dans les prochaines semaines', observe-t-il.

Parmi ses premières mesures, Emmanuel Macron a prévu de réformer le droit du travail.

Les centrales syndicales au niveau national ne se sont pas associées à ce rassemblement, en dépit de leurs inquiétudes concernant la volonté du président élu de légiférer par ordonnance pour réformer le droit du travail. Dès l'annonce des résultats dimanche soir, elles ont mis en garde le président élu contre un 'troisième tour social'.

'Il va balayer le dialogue social'

'S'il persiste dans l'idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu'il va balayer le dialogue social et la concertation: il y aura problème d'une manière ou d'une autre, donc on attend de voir', a déclaré sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

'Je ne vois pas quelle est l'organisation syndicale, quelle qu'elle soit aujourd'hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances', a-t-il ajouté.

Le 22 avril, à la veille du premier tour, le 'Front social' avait déjà organisé une manifestation à Paris, à laquelle avaient participé près de 2000 personnes selon la police.

/ATS
 

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