France: l'annonce du nouveau gouvernement reportée à mercredi 15h00

L'annonce de la composition du nouveau gouvernement français, initialement prévue mardi, a ...
France: l'annonce du nouveau gouvernement reportée à mercredi 15h00

France: l'annonce du nouveau gouvernement reportée à mercredi 15h00

Photo: Keystone

L'annonce de la composition du nouveau gouvernement français, initialement prévue mardi, a été reportée à mercredi 15h00, a annoncé l'Élysée. L'exécutif souhaite procéder à la vérification des situations des situations fiscales et d'éventuels conflits d'intérêts.

Le président Emmanuel Macron, 'en lien avec le Premier ministre' Édouard Philippe, nommé lundi, 'a souhaité introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique puissent réaliser les diligences nécessaires', écrit la présidence française mardi dans un communiqué.

Ces deux instances devront vérifier 'que les personnalités qui sont pressenties au gouvernement font l'objet d'une première vérification de leur situation fiscale, alors que la loi prévoit que cette vérification ne s'opère qu'après leur nomination'. Elles devront vérifier que lesdites personnalités 'ne se trouvent pas dans des situations de conflit d'intérêts au regard des informations dont dispose la HATVP', selon l'Élysée.

'Une procédure approfondie sera menée sur la situation fiscale et les déclarations d'intérêt des membres du gouvernement dès leur nomination', précise la présidence. Le premier Conseil des ministres du quinquennat, initialement prévu mercredi, a été reporté à jeudi, a-t-on précisé à l'Élysée.

Bannir le népotisme

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron avait promis de soumettre un projet de loi de moralisation de la vie politique 'avant les législatives' prévues les 11 et 18 juin. Ce projet inclut notamment 'l'interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille'.

Une référence limpide au scandale qui a éclaboussé le candidat de droite François Fillon, empêtré dans une affaire d'emplois fictifs présumés attribués à sa femme et deux de ses enfants, et payés sur les deniers publics. Parti favori de l'élection, le conservateur, inculpé en mars pour détournement de fonds publics, a été éliminé au premier tour.

Eviter une affaire Cahuzac

Vaincue au second tour par M. Macron, la candidate d'extrême droite Marine Le Pen est elle aussi visée par des affaires d'emplois fictifs présumés au Parlement européen et de financement illégal de campagne.

Pendant le quinquennat du président socialiste François Hollande, cinq ministres ont été contraints de démissionner à la suite de révélations compromettantes. La 'République exemplaire' promise par le président Hollande avant son élection a connu son plus sérieux accroc début 2013.

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac avait été pris dans un scandale de fraude fiscale et blanchiment, poussé au départ. Il a été condamné en décembre à trois ans de prison.

/ATS