Kiev et les séparatistes s'entendent sur un échange de prisonniers

Kiev et les séparatistes pro-russes de l'Est de l'Ukraine se sont entendus lundi pour procéder ...
Kiev et les séparatistes s'entendent sur un échange de prisonniers

Kiev et les séparatistes s'entendent sur un échange de prisonniers

Photo: KEYSTONE/EPA/ALEXANDER ERMOCHENKO

Kiev et les séparatistes pro-russes de l'Est de l'Ukraine se sont entendus lundi pour procéder à un échange de prisonniers avant la fin de l'année. Il s'agit de l'une des mesures de désescalade promises après un sommet pour la paix à Paris.

'Nous avons trouvé un accord sur un échange de prisonniers avant la fin de l'année, comme il était convenu dans les conclusions du sommet à Paris', a annoncé sur Facebook une porte-parole des négociateurs de Kiev, Darka Olifer. La Russie, l'Ukraine, l'Allemagne et la France avaient participé à cette réunion.

L'accord a été confirmé aux agences russes par le représentant de Moscou et les émissaires des séparatistes. Il a été conclu lors d'une téléconférence entre les trois parties. L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui dispose d'observateurs dans l'Est de l'Ukraine, a également confirmé l'accord via un communiqué.

A l'issue du sommet de Paris, qui a réuni le 9 décembre à Paris le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue russe Vladimir Poutine sous médiation franco-allemande, plusieurs mesures de désescalade ont été annoncées. Il y a l'échange des prisonniers d'ici la fin de l'année mais aussi un nouveau retrait de combattants de trois zones d'ici fin mars prochain.

Les forces ukrainiennes s'opposent dans l'Est de l'Ukraine à des séparatistes pro-russes soutenus, selon Kiev et les Occidentaux, par Moscou. La guerre a fait plus de 13'000 morts depuis 2014. Des accords de paix signés à Minsk en 2015 ont permis une diminution importante des violences, mais le règlement politique du conflit est jusqu'à présent resté lettre morte.

Moscou et Kiev avaient déjà procédé en septembre à un important échange de prisonniers, premier signe de détente dans la crise qui secoue les deux voisins depuis 2014.

/ATS
 

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