L'Arabie saoudite a lancé une opération militaire au Yémen, en proie à des violences et dont la capitale Sanaa est contrôlée par les rebelles chiites houthis, a annoncé l'ambassadeur saoudien. La mission regroupe dix pays, dont d'autres pays arabes du golfe Persique.
'L'opération vise à défendre le gouvernement légitime' du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par Ryad, face aux rebelles chiites soutenus par l'Iran, a déclaré l'ambassadeur lors d'une conférence de presse à Washington.
Les opérations se limitent pour le moment à des frappes aériennes sur différentes cibles au Yémen, dont Sanaa, mais d'autres forces militaires sont mobilisées et la coalition 'fera tout ce qu'il faudra', a-t-il ajouté.
Outre l'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont indiqué qu'ils 'ont décidé de répondre à l'appel du président Hadi de protéger le Yémen et son peuple face à l'agression de la milice (chiite) Houthi'.
Soutien de Washington
Il a indiqué avoir 'consulté étroitement beaucoup de (ses) alliés et notamment les Etats-Unis'. 'Nous sommes très satisfaits du résultat de ces discussions', a-t-il ajouté.
'Nous avons une situation où vous avez une milice qui contrôle ou pourrait contrôler des missiles balistiques, des armes lourdes et une force aérienne', a-t-il fait valoir. Il a souligné que l'avancée des Houthis ne pouvait être tolérée.
Un responsable américain, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a déclaré que les Etats-Unis soutenaient l'opération militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen. Il a ajouté que Ryad s'était coordonné avec Washington avant l'opération.
L'ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis a déclaré que les Etats-Unis ne participaient pas à l'opération militaire proprement dite.
Les Houthis, des chiites soutenus par l'Iran, se sont emparés de la capitale yéménite en septembre 2014. Le président yéménite, Abd-Rabbou Mansour Hadi, s'est réfugié le mois dernier à Sanaa, le grand port du sud du pays.
/ATS









