L'Europe s'intéresse au vaccin russe, 60'000 morts en Espagne

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants : un point sur les dernières évolutions ...
L'Europe s'intéresse au vaccin russe, 60'000 morts en Espagne

L'Europe s'intéresse au vaccin russe, 60'000 morts en Espagne

Photo: KEYSTONE/EPA/YURI KOCHETKOV

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants : un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

L'Espagne, qui compte 47 millions d'habitants et qui est l'un des pays d'Europe les plus touchés par la pandémie, a dépassé mercredi les 60'000 décès officiellement provoqués par le coronavirus.

Au Royaume-Uni, la stratégie vaccinale du pays contre le coronavirus, contestée par ses voisins européens, a été confortée par une étude montrant l'efficacité du vaccin d'AstraZeneca/Oxford dès la première dose pour protéger de la maladie et freiner sa transmission.

De leur côté, la France et l'Allemagne se disent ouvertes au vaccin russe. Le vaccin Spoutnik V pourra être distribué en France s'il 'correspond aux exigences' scientifiques européennes, a déclaré le gouvernement français.

Production de Spoutnik V en Europe

L'Allemagne et l'Espagne ont exprimé la même position, tandis que la Russie, qui veut augmenter la production de son vaccin à l'étranger, a contacté le laboratoire allemand IDT pour le produire en Europe.

La Belgique a de son côté décidé de ne pas administrer le vaccin d'AstraZeneca pour l'instant aux personnes de plus de 55 ans, faute de données suffisantes sur son efficacité dans cette tranche d'âge.

Du côté de la rercherche de vaccins contre les nouveaux variants du coronavirus, le laboratoire pharmaceutique britannique GSK et son concurrent allemand CureVac s'unissent pour mettre au point un vaccin à ARN messager, avec l'espoir d'être prêts pour 2022.

La campagne de vaccination en Israël, très en avance sur le reste du monde, montre que le vaccin réduit de manière significative le risque d'être contaminé par le Covid mais ne permet pas de tirer de conclusions sur l'immunité collective, selon des experts.

Les experts de l'OMS à Wuhan

Le Pakistan a commencé à administrer le vaccin chinois Sinopharm au personnel soignant, mais devra encore patienter quelques mois avant d'être en mesure de lancer une campagne de vaccination de masse.

L'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé, qui enquête sur les origines de la pandémie, s'est rendue à l'Institut de virologie de Wuhan (centre de la Chine). Il a été la cible de conjectures - alimentées, entre autres, par l'administration de Donald Trump - selon lesquelles il a laissé s'échapper le coronavirus dans la nature.

Un des experts a jugé 'très peu probable' que cette mission très courte apporte 'des réponses définitives à la question'.

Plus de 2,25 millions de morts

La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a fait au moins 2,25 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi.

Les États-Unis sont le pays le plus touché avec 446'901 morts, suivis par le Brésil (226'309), le Mexique (159'533), l'Inde (154'596) et le Royaume-Uni (108'013).

Le nombre des victimes à l'échelle mondiale est globalement sous-évalué. Il se fonde sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé.

/ATS
 

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