L'OMS dans le premier hôpital pour malades du Covid-19 à Wuhan

Les experts de l'OMS poursuivaient samedi à Wuhan, au centre de la Chine, leur enquête de terrain ...
L'OMS dans le premier hôpital pour malades du Covid-19 à Wuhan

L'OMS dans le premier hôpital pour malades du Covid-19 à Wuhan

Photo: KEYSTONE/AP/Ng Han Guan

Les experts de l'OMS poursuivaient samedi à Wuhan, au centre de la Chine, leur enquête de terrain sur l'origine du coronavirus. Ils se sont rendu à l'hôpital Jinyintan, le premier à avoir accueilli des patients atteints de ce qui n'était alors qu'un mystérieux virus.

L'emploi du temps précis des experts reste opaque. Leurs tweets et ceux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) constituent les principales sources d'information, la Chine étant quasi muette sur cette visite, très sensible politiquement pour elle.

Un fort doute subsiste toutefois sur l'intérêt des éléments que les enquêteurs seront en mesure de réunir, plus d'un an après le début de la pandémie et face à des autorités chinoises connues pour leur opacité sur les sujets polémiques.

L'OMS a tenté vendredi de tempérer les attentes. 'Je voudrais mettre tout le monde en garde: le succès dans une enquête sur une transmission de l'animal à l'homme ne se mesure pas forcément à trouver absolument une source lors de la première mission', a déclaré Michael Ryan, le directeur des opérations d'urgence à l'OMS.

'Agenda très très chargé'

En dépit d'un 'agenda très très chargé' de l'équipe d'experts à Wuhan, M. Ryan est resté vague sur leur programme. Il a toutefois évoqué des visites notamment à l'institut de virologie de Wuhan et sur un marché de la ville, où des animaux exotiques étaient vendus vivants et où le virus a pu se transmettre à l'homme.

Le gouvernement américain sous le mandat du président Trump avait évoqué l'hypothèse que le virus du Covid-19 ait pu s'échapper de l'institut de virologie en contaminant des chercheurs.

La Chine, accusée d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de Covid-19, cherche depuis l'an passé à concentrer l'attention médiatique sur sa réussite dans l'endiguement de l'épidémie sur son sol. À en croire les chiffres officiels, seules deux personnes ont succombé au coronavirus depuis la mi-mai.

Le pays asiatique dit en outre n'avoir recensé que 4636 morts depuis le début de la pandémie. Le chiffre est en net contraste avec les plus de 2,1 millions de décès enregistrés dans le monde.

/ATS
 

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