L'UE attend d'Ankara qu'elle respecte l'accord sur les migrants

L'UE attend de la Turquie qu'elle respecte l'accord visant à empêcher les migrants d'atteindre ...
L'UE attend d'Ankara qu'elle respecte l'accord sur les migrants

L'UE attend d'Ankara qu'elle respecte l'accord sur les migrants

Photo: KEYSTONE/AP/Emre Tazegul

L'UE attend de la Turquie qu'elle respecte l'accord visant à empêcher les migrants d'atteindre l'Europe, a déclaré lundi le porte-parole d'Angela Merkel, après qu'Ankara eut mis en garde contre un nouvel afflux. Des dirigeants de l'UE doivent se rendre mardi en Grèce.

'Nous sommes convaincus de la valeur de l'accord et nous attendons qu'il soit respecté', a déclaré Steffen Seibert lors d'une conférence de presse à Berlin. Il a ajouté que tout différend sur le sujet entre Ankara et Bruxelles devrait être réglé via des discussions entre partenaires.

Les dirigeants des trois institutions de l'UE vont se rendre mardi en Grèce, à la frontière avec la Turquie, parce que 'le défi que doit relever la Grèce est un défi européen', a annoncé dans ce contexte la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

'Je reconnais que la Turquie est dans une situation difficile en ce qui concerne les réfugiés et les migrants. Mais ce que nous voyons maintenant ne peut être la réponse et la solution', a ajouté Mme von der Leyen lors d'une conférence de presse.

'Millions' de migrants en vue

Des 'millions' de migrants se dirigeront 'bientôt' vers l'Europe après que la Turquie a ouvert ses frontières, a auparavant affirmé le président Recep Tayyip Erdogan, accentuant la pression sur le Vieux Continent.

'Depuis que nous avons ouvert nos frontières (vendredi), le nombre de ceux qui se sont dirigés vers l'Europe a atteint les centaines de milliers. Bientôt, ce nombre s'exprimera en millions', a affirmé M. Erdogan lors d'un discours à Ankara. Ces chiffres semblent très surévalués par rapport à la réalité observée sur le terrain par l'AFP.

Faire pression sur l'Occident

À la suite de l'escalade des tensions dans le nord-ouest de la Syrie, la Turquie a décidé de laisser le flux migratoire se diriger vers les frontières extérieures de l'Europe, soit les frontières gréco-turques et gréco-bulgares, pour faire pression sur l'Occident.

Cette mesure préoccupe l'Europe, qui redoute une nouvelle crise migratoire similaire à celle de 2015. M. Erdogan a affirmé lundi que les frontières resteraient ouvertes. Il a ajouté que des responsables européens lui avaient proposé de se réunir avec lui pour un sommet 'à quatre ou cinq' pays.

Le chef de l'État turc doit recevoir lundi soir le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, dont le pays est frontalier de la Turquie. Il a aussi déclaré qu'il aurait un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel.

La Turquie accueille sur son sol plus de quatre millions de réfugiés et migrants, en majorité des Syriens. Elle affirme qu'elle ne pourra pas faire face seule à un nouvel afflux, alors que près d'un million de personnes fuyant les violences à Idleb sont massées à sa frontière. Le conflit en Syrie a fait plus de 380'000 morts depuis son déclenchement en 2011.

/ATS
 

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