L'accusatrice du juge Kavanaugh est prête à témoigner aux Etats-Unis

La femme qui accuse le juge et candidat à la Cour suprême des Etats-Unis Brett Kavanaugh de ...
L'accusatrice du juge Kavanaugh est prête à témoigner aux Etats-Unis

L'accusatrice du juge Kavanaugh est prête à témoigner aux Etats-Unis

Photo: KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON

La femme qui accuse le juge et candidat à la Cour suprême des Etats-Unis Brett Kavanaugh de tentative de viol est prête à témoigner devant la commission sénatoriale. Celle-ci doit se prononcer ces jours sur la nomination du magistrat. L'intéressé nie toujours.

L'accusatrice du juge Kavanaugh est sortie ce week-end de son anonymat et a fourni au Washington Post des détails sur l'agression dont elle dit avoir été victime au début des années 1980, quand elle-même et Brett Kavanaugh étaient lycéens.

Dans un entretien au quotidien publié dimanche, Christine Blasey Ford, une enseignante en psychologie âgée de 51 ans qui exerce en Californie, accuse Brett Kavanaugh de l'avoir jetée sur un lit, d'avoir essayé de la dévêtir et de l'avoir empêchée de crier en lui plaquant une main sur la bouche.

'Allégation complètement fausse'

Le juge nie 'catégoriquement et sans équivoque' ces allégations qui ont émergé jeudi dernier. 'C'est une allégation complètement fausse', a-t-il dit dans un communiqué diffusé lundi par la Maison-Blanche.

'Je n'ai rien fait de ce que décrit l'accusatrice, ni à elle ni à personne d'autre. Je souhaite m'exprimer devant la commission des Affaires judiciaires du Sénat (...) et réfuter cette fausse allégation, qui date d'il y a 36 ans, et défendre mon intégrité', a-t-il poursuivi.

'Cette femme sera entendue'

Christine Blasey Ford 'est prête à faire ce qu'il faut', a assuré son avocate Debra Katz dans l'émission 'This Morning' sur CBS. L'enseignante est convaincue qu'elle aurait été violée si Brett Kavanaugh n'avait pas été fortement ivre, a ajouté Debra Katz, ajoutant que sa cliente avait bu une bière mais n'était pas saoûle au moment des faits présumés.

Kellyanne Conway, conseillère de la Maison blanche, a promis que 'cette femme sera(it) entendue'. Elle ne doit pas être 'insultée ni ignorée', a-t-elle déclaré dans une interview à la chaîne Fox News, précisant s'être entretenue de la question avec plusieurs sénateurs.

Trump confiant

Donald Trump s'est lui dit confiant dans la confirmation de Brett Kavanaugh, dont 'la réputation n'a pas la moindre tache', à la Cour suprême.

'Je suis certain que cela va bien se passer', a déclaré M. Trump depuis la Maison Blanche, soulignant que le vote pourrait être 'un peu' retardé, et regrettant que ces accusations n'aient pas été évoquées plus tôt.

Vote peut-être retardé

La commission des Affaires judiciaires du Sénat, qui a achevé ses auditions, a prévu de se prononcer jeudi sur la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême, mais ce rebondissement pourrait retarder la procédure.

Le président républicain de la commission, Chuck Grassley, a fait savoir qu'il comptait s'entretenir avec M. Kavanaugh et Mme Ford avant la date prévue du vote, dont l'issue semble désormais incertaine.

Jeff Flake, un autre membre républicain de la commission, s'est prononcé pour que le vote soit repoussé jusqu'à l'audition du témoignage de l'enseignante.

Démocrates inquiets

Le vote de la commission est la première étape en vue de la confirmation de Brett Kavanaugh, avant le vote du Sénat en séance plénière. Les républicains n'ont qu'une courte majorité que ce soit à la commission (11-10) ou au Sénat (51-49).

Les démocrates s'inquiètent de voir ce magistrat catholique conservateur âgé de 53 ans devenir l'un des neuf juges à vie de la Cour suprême.

Ils redoutent que son arrivée à la Cour suprême, dont quatre des huit juges actuels sont déjà de sensibilité conservatrice, fasse pencher l'institution encore plus vers la droite, avec de possibles conséquences sur le droit à l'avortement notamment.

Avant même les accusations de Christine Blasey Ford, le sort de M. Kavanaugh paraissait suspendu à la décision de deux sénatrices républicaines modérées - Lisa Murkowski et Susan Collins - qui sont favorables à l'IVG.

/ATS
 

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