La pandémie enfle en Amérique, menace d'une seconde vague en Europe

La pandémie de Covid-19 inquiète aux Etats-Unis et en Amérique latine et menace de repartir ...
La pandémie enfle en Amérique, menace d'une seconde vague en Europe

La pandémie enfle en Amérique, menace d'une seconde vague en Europe

Photo: KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA

La pandémie de Covid-19 inquiète aux Etats-Unis et en Amérique latine et menace de repartir en Europe. Les habitants y sont appelés à rester vigilants.

Le Texas, un des premiers Etats américains à avoir rouvert son économie, a suspendu le processus et ordonné vendredi la fermeture des bars, rapidement imité par la Floride. Cet Etat connu pour l'intensité de sa vie nocturne a interdit la vente d'alcool dans les bars.

Aux Etats-Unis, les contagions progressent dans 30 des 50 Etats, notamment dans les plus grands et peuplés du Sud et de l'Ouest, la Californie, le Texas et la Floride. A tel point que les responsables locaux et fédéraux envisagent de nouvelles mesures pour endiguer la propagation de l'épidémie, après deux mois d'un déconfinement jugé trop permissif.

'C'est toujours la première vague'

'Il est clair que l'augmentation du nombre de cas est largement due à certains types d'activités, notamment aux Texans qui se rassemblent dans les bars', a indiqué le gouverneur du Texas Greg Abbott. 'Réveille-toi l'Amérique. Ce qui se passe dans le pays n'est pas une deuxième vague, c'est toujours la première vague', a tweeté Andrew Cuomo, le gouverneur de New York.

En Floride, le nombre d'infections a explosé en juin après la fin du confinement. Et la maladie touche surtout les jeunes: l'âge moyen des personnes infectées est de 33 ans, contre 65 il y a deux mois.

'J'ai 25 ans, je ne pense pas que j'ai besoin de m'inquiéter. J'ai déjà vécu des trucs plus compliqués. Je viens du Bronx, tu vois ce que je veux dire. Si j'ai survécu à ça, je peux survivre à tout', fanfaronne Mike Oliveira en buvant une vodka à minuit face à la mer.

Très en retard

Signe de l'inquiétude que suscite la progression de l'épidémie, la cellule de crise présidentielle sur le virus fera une conférence de presse à la Maison Blanche, vendredi pour la première fois depuis fin avril.

'Les gens ne comprennent pas le sens d'exponentiel, cela signifie que si on part de 7000 cas aujourd'hui au Texas, on pourrait en avoir 14'000 dans quatre jours. On est très en retard', dit Barry Bloom, professeur de santé publique à Harvard.

Jeudi à 22h00, les Etats-Unis comptaient plus de 37'000 nouveaux cas et 692 décès supplémentaires en 24 heures, selon le Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Au total, la pandémie a fait au moins 487'274 morts dans le monde, depuis que la Chine a annoncé les premiers cas en décembre, selon un bilan de l'AFP vendredi. La barre des dix millions de cas devrait être franchie la semaine prochaine, selon l'OMS.

30 milliards pour la recherche

Pour mettre au point les tests, vaccins et traitements, l'OMS a évalué vendredi à plus de 30 milliards de dollars les fonds nécessaires, à la veille d'une conférence des donateurs. A ce jour, 3,4 milliards de dollars ont été promis.

Après les Etats-Unis (122'238 décès pour 2'398'491 cas), c'est le Brésil qui a subi le plus de décès (54'971). Le Mexique a déploré jeudi plus de 25'000 mort du virus pour 127 millions d'habitants.

En Europe, les habitants sont tentés de tourner la page de la pandémie après des semaines de confinement strict. L'OMS s'inquiète cependant d'une accélération de la contamination dans onze pays du continent, plutôt à l'Est, qui pourrait 'pousser les systèmes de santé au bord du gouffre une fois de plus'.

Plages britanniques bondées

Preuve de cette menace persistante, l'Ukraine a enregistré 1109 cas de nouveau coronavirus vendredi, un record, les contagions s'accélérant depuis la levée des restrictions le 11 mai. Une 'vague grave' selon les autorités qui préparent de nouveaux hôpitaux.

Alors que les Etats européens tentent de ranimer des économies exsangues sans relancer l'épidémie, l'aéroport parisien d'Orly a salué le décollage d'un premier vol en trois mois, arrosé par les canons à eau des pompiers lors d'une cérémonie dite de 'water salute'.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a appelé les Britanniques à la prudence, menaçant de fermer les plages. Des milliers de personnes s'y sont rassemblées ces derniers jours alors qu'une vague de chaleur traverse l'Europe.

/ATS
 

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