Le gouvernement hondurien suspend les garanties constitutionnelles

Le gouvernement du Honduras a décrété dans la nuit de vendredi à samedi l'état d'urgence pour ...
Le gouvernement hondurien suspend les garanties constitutionnelles

Le gouvernement hondurien suspend les garanties constitutionnelles

Photo: KEYSTONE/EPA EFE/GUSTAVO AMADOR

Le gouvernement du Honduras a décrété dans la nuit de vendredi à samedi l'état d'urgence pour mettre fin aux manifestations, qui se multiplient dans le pays. L'opposition juge frauduleux le décompte tardif des votes de l'élection présidentielle de dimanche.

Le décret, approuvé par le président sortant Juan Orlando Hernández, 'restreint pour une période de dix jours (...) la libre circulation des personnes' entre 18h00 et 06h00, a précisé un porte-parole du gouvernement. Il donne également des pouvoirs élargis à l'armée et à la police 'contenir la vague de violences qui s'est emparée du pays'.

Au moins un manifestant est mort et plus de 20 personnes ont été blessées, tandis que 100 autres ont été arrêtées pour pillage, vendredi lors d'une nouvelle journée de turbulences au Honduras.

Cinq jours après l'élection présidentielle, le Honduras n'a toujours pas de vainqueur, l'autorité électorale ayant annoncé un recomptage de certains procès-verbaux litigieux. Le président sortant de centre-droit Juan Orlando Hernández et son rival Salvador Nasralla, un ancien animateur de jeux télévisés soutenu par la gauche, ont tous les deux affirmé être victorieux.

Tendance inversée

Dans un premier temps, le décompte de 70% des voix donnait l'avantage à Salvador Nasralla. Mais à l'inverse de la tendance initiale, Juan Orlando Hernández, était vendredi en tête avec 42,92% des voix contre 41,42% pour son rival de gauche, selon des résultats partiels portant sur 94,31% des suffrages publiés par le tribunal suprême électoral (TSE).

Les sympathisants de Salvador Nasralla, 64 ans, de l'alliance de l'opposition contre la dictature - qui estime s'être fait voler la victoire et demande le recomptage de tous les votes -, sont descendus dans la rue dès mercredi soir et jeudi, à l'appel de l'opposant.

Le président Juan Orlando Hernández cherche à se faire réélire, mais sa candidature est contestée par l'opposition, car elle se fonde sur une décision controversée de la cour suprême l'autorisant à briguer un second mandat malgré l'interdiction de la constitution.

/ATS
 

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