Le président sortant vénézuélien a déjà deux adversaires

L'ancien gouverneur Henri Falcon a présenté mardi sa candidature à l'élection présidentielle ...
Le président sortant vénézuélien a déjà deux adversaires

Le président sortant vénézuélien a déjà deux adversaires

Photo: KEYSTONE/EPA EFE/EDWINGE MONTILVA

L'ancien gouverneur Henri Falcon a présenté mardi sa candidature à l'élection présidentielle vénézuélienne, prévue le 22 avril prochain, face au président sortant Nicolas Maduro. Cette annonce bouleverse les plans de l'opposition, prête à boycotter le scrutin.

La coalition de l'opposition a annoncé la semaine dernière qu'elle ne participerait pas au scrutin, qu'elle considère comme 'illégitime' et 'frauduleux' dans le but de consolider la dictature de Maduro.

'Le gouvernement a promis le paradis à des millions de Vénézuéliens, mais leur a donné l'enfer', a déclaré lors d'une conférence de presse Henri Falcon, gouverneur de l'Etat de Lara de 2008 à 2017. Falcon s'est officiellement enregistré comme candidat mardi auprès de la commission électorale à Caracas, avant de tenir un meeting avec ses partisans.

Ancien allié de Hugo Chavez, Falcon est vu avec méfiance par les deux camps. Les partisans du gouvernement le considèrent comme un traître pour avoir tourné le dos à Chavez et quitté le parti socialiste en 2010. L'opposition estime elle que cette candidature n'a pour but que d'attirer l'attention.

Pas de candidat unique

Un peu plus tôt dans la journée, le président socialiste Nicolas Maduro avait officiellement lancé sa candidature. Il n'avait jusqu'alors qu'un seul adversaire : le pasteur évangéliste Javier Bertucci, peu connu du grand public.

Le président sortant a toutes les chances d'être réélu depuis que la coalition de l'opposition a décidé de ne pas participer au scrutin.

Les deux principaux adversaires de Maduro, Leopoldo Lopez et Henrique Capriles, ne pourront en effet pas se présenter : le premier est en résidence surveillée tandis que le deuxième n'a pas le droit de solliciter de mandat en raison de soupçons de malversation pour des faits qui auraient été commis alors qu'il était gouverneur.

La principale coalition d'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD), n'a pas ailleurs pas le droit de présenter de candidat unique, a jugé la Cour suprême.

/ATS
 

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