Le prince saoudien voulait utiliser « une balle » contre Khashoggi

De nouvelles révélations ont relancé jeudi le débat sur le rôle du prince héritier saoudien ...
Le prince saoudien voulait utiliser « une balle » contre Khashoggi

Le prince saoudien voulait utiliser

Photo: KEYSTONE/AP AFP POOL/ANDREW CABELLERO-REYNOLDS

De nouvelles révélations ont relancé jeudi le débat sur le rôle du prince héritier saoudien MBS dans l'assassinat de Jamal Khashoggi. Selon le New York Times, il a affirmé qu'il irait jusqu'à utiliser une balle contre le journaliste s'il ne cessait pas ses critiques.

Cette conversation, qui date de septembre 2017, soit un an avant le meurtre, a été interceptée par le renseignement américain, rapporte le quotidien, citant des responsables américains et étrangers.

Les services de renseignements américains sont en train de passer au peigne fin plusieurs années de communications téléphoniques et par SMS du prince Mohammed ben Salmane (MBS), affirme encore le journal.

Le 2 octobre 2018, Jamal Khashoggi, critique du régime saoudien qui collaborait notamment avec le Washington Post et résidait aux Etats-Unis, a été tué et démembré dans le consulat de son pays à Istanbul par des agents saoudiens venus de Ryad.

Trump obligé de s'exprimer

Son assassinat a plongé l'Arabie saoudite dans une grave crise diplomatique et nettement terni la réputation du prince héritier, accusé par des responsables américains et turcs d'avoir commandité le meurtre. Ryad impute le meurtre à des éléments 'incontrôlés'.

Le président américain Donald Trump doit dire vendredi au plus tard au congrès des Etats-Unis, qui il juge responsable du meurtre de Jamal Khashoggi. Un groupe de sénateurs républicains et démocrates avaient en effet activé une loi obligeant le président à dire dans un délai de 120 jours, quels ressortissants étrangers il considère responsables de cet assassinat.

Interrogé sur cette obligation, le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino a répondu jeudi que le gouvernement américain avait déjà sanctionné à la mi-novembre 17 responsables saoudiens. 'Je n'ai rien à ajouter aujourd'hui', a-t-il dit.

Or, parmi ces 17 personnes sanctionnées, aucun haut dirigeant saoudien n'a été mis en cause. Le Sénat américain, pourtant contrôlé par le camp républicain du président, a adopté par consentement unanime une résolution jugeant le prince héritier 'responsable' du meurtre.

/ATS
 

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