Le régime contrôle la quasi-totalité de la Ghouta orientale

Le régime syrien contrôlerait 90% du dernier fief rebelle aux portes de Damas, dans la Ghouta ...
Le régime contrôle la quasi-totalité de la Ghouta orientale

Le régime contrôle la quasi-totalité de la Ghouta orientale

Photo: KEYSTONE/AP SANA

Le régime syrien contrôlerait 90% du dernier fief rebelle aux portes de Damas, dans la Ghouta orientale, après plus d'un mois de bombardements. La poche de Harasta est désormais 'vide' de ses rebelles, a annoncé vendredi soir la TV d'Etat syrienne.

Dans un bandeau, ce média a fait part de 'la fin des opérations de sortie des combattants et de leurs familles de Harasta', qui ont pris la direction de la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays.

'Le dernier convoi quitte Harasta, le régime contrôle plus de 90%' des territoires autrefois tenus par des rebelles dans la Ghouta, a confirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

'Par notre âme, par notre sang, nous sommes avec toi Bachar', scandaient près de Harasta des soldats devant la caméra de la télévision d'Etat, en hommage au président Bachar al-Assad.

Plus de 1600 civils ont été tués depuis le 18 février par les frappes aériennes sur la Ghouta, qui se sont encore intensifiées ces derniers jours, a précisé l'OSDH, qui a fait état de la mort d'au moins 485 soldats du régime et 310 rebelles dans cette offensive.

Partir sans être tués

La poche de Harasta, l'une des trois enclaves insurgées subsistant dans la Ghouta orientale, est 'vidée' de ses rebelles, a annoncé dans la soirée la même télévision, après le départ en deux jours de plus de 4000 personnes, dont 1400 combattants du groupe salafiste Ahrar al-Cham. Ces derniers ont accepté de partir vers la province d'Idleb, qui échappe au contrôle du régime.

Le groupe rebelle a été contraint d'accepter l'évacuation sans négociation. 'Tout ce qu'ils ont obtenu, c'est de pouvoir partir sans être tués', a souligné l'expert sur la Syrie Nawar Oliver.

'A Harasta, nous ne pouvions plus vivre à la surface à cause des bombardements... Ils ont entièrement brûlé la terre. Des enfants sont restés dans un abri souterrain pendant quatre mois. Nous n'avions même pas d'herbe à manger', a témoigné un civil.

/ATS
 

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