Les 28 Européens ne s'accordent pas sur la succession de Juncker

Les 28 membres de l'Union européenne ne sont pas au bout de leur peine. Jeudi soir, ils ne ...
Les 28 Européens ne s'accordent pas sur la succession de Juncker

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont bouclé vendredi leur sommet sans parvenir à se mettre d'accord sur le successeur de Jean-Claude Junker. L'UE a profité de l'occasion pour rappeler que l'accord sur le Brexit n'était pas renégociable.

Le prétendant à la succession du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, l'Allemand Manfred Weber (46 ans), n'a pas réussi à rallier de majorité sur son nom lors du sommet jeudi.

Le président français a mené la fronde contre le candidat du PPE, le parti de droite arrivé en tête lors des élections européennes: inconnu du grand public, pas assez expérimenté, jamais ministre.

Emmanuel Macron a en outre enterré vendredi le système du 'Spitzenkandidat' qui veut que les principales familles politiques de l'UE choisissent leur candidat pour la présidence de la Commission européenne. Selon lui, ce système n'est 'pas valide' et contraire aux traités.

'Aucun des trois candidats qui sortaient de cette procédure n'est apparu comme faisant l'objet d'un consensus. Nous avons acté l'impossibilité que les trois puissent exercer la présidence de la commission', a déclaré le président français à l'issue du sommet qui n'a pas réussi à trouver un accord sur les postes clés de l'UE.

Dénouement espéré le 30 juin

Ont ainsi été définitivement écartés pour la présidence de la Commission le président du groupe de droite PPE, l'Allemand Manfred Weber, le Néerlandais Frans Timmermans pour les Socialistes, et la Danoise Margrethe Vestager pour les Libéraux.

Il faut absolument arriver à un accord sur la présidence de la Commission avant le 2 juillet, date à laquelle le Parlement européen devra élire son nouveau président. Selon plusieurs sources, les principaux dirigeants européens devraient se mettre d'accord en marge du sommet du G20 à Osaka au Japon et arriver à Bruxelles le dimanche 30 juin avec un compromis.

Budget de la zone euro

Les dirigeants européens ont validé vendredi l'accord ministériel relatif au budget de la zone euro et invité les ministres à 'poursuivre les travaux'.

Les ministres européens des Finances se sont mis d'accord la semaine dernière sur les grandes lignes d'un budget de la zone euro, qui divise depuis deux ans les pays du Sud, partisans d'une plus grande solidarité, et ceux du Nord, les Pays-Bas en tête, adeptes de la rigueur budgétaire.

Effectif en 2021, cet 'instrument budgétaire' - une terminologie utilisée à la demande de La Haye - aura pour objectif d'encourager des réformes structurelles pour accroître la compétitivité dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique.

Mais les ministres ne sont pas parvenus à s'entendre sur la gouvernance de ce budget et surtout son montant, qui sera bien moindre que les centaines de milliards d'euros initialement évoqués par Emmanuel Macron.

Fermeté sur le Brexit

A l'issue du sommet vendredi, l'UE a une nouvelle fois prévenu, à l'intention du futur Premier ministre britannique, que l'accord sur le Brexit ne pourrait pas être changé.

'Nous sommes ouverts à des discussions en ce qui concerne la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE si la position du Royaume-Uni devait évoluer, mais l'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation', a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk lors d'une conférence de presse.

La discussion sur le Brexit entre les 27, réunis vendredi sans la Première ministre britannique sur le départ Theresa May, n'a duré qu'une dizaine de minutes, selon une source européenne.

'Nous attendons la nomination du nouveau Premier ministre britannique', a ajouté M. Tusk. 'Nous attendons ensuite les décisions, les nouvelles propositions du gouvernement britannique. Mais notre position reste inchangée', a-t-il insisté.

Le parti conservateur est en pleine procédure d'élection de son nouveau chef, qui deviendra le prochain Premier ministre du Royaume-Uni. Le champion des pro-Brexit Boris Johnson, peu apprécié à Bruxelles, est le grand favori. Il ne lui reste qu'un adversaire après une procédure par élimination: le chef de la diplomatie Jeremy Hunt.

/ATS
 

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