Malaria: le décès en Afrique pourraient doubler par rapport à 2018

L'OMS redoute des perturbations dans les campagnes contre la malaria et dans l'accès au médicaments ...
Malaria: le décès en Afrique pourraient doubler par rapport à 2018

Malaria: les décès en Afrique pourraient doubler par rapport à 2018

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

L'OMS redoute des perturbations dans les campagnes contre la malaria et dans l'accès au médicaments contre cette maladie en raison de la pandémie. Le nombre de décès en Afrique subsaharienne pourrait doubler par rapport à 2018, a-t-elle dit jeudi à Genève.

A quelques jours de la Journée mondiale contre la malaria prévue samedi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les Etats à distribuer rapidement des dispositifs de prévention et de soins. Selon les scénarios qu'elle a établis dans plus de 40 pays, les décès en 2020 liés à la malaria en Afrique subsaharienne pourraient s'établir jusqu'à 769'000.

Cette région rassemble 93% des cas de cette pathologie dans le monde et davantage encore pour les décès. Plus de deux tiers des victimes sont des enfants de moins de 5 ans.

Pour le moment, le nombre d'infections au coronavirus dans cette zone reste peu élevé par rapport aux autres régions dans le monde. Mais il augmente chaque semaine, insiste l'OMS. Les campagnes doivent s'étendre et plusieurs pays les ont déjà lancées pendant la pandémie, ajoute l'organisation. Elle a publié des recommandations sur les tests, les soins et d'autres composantes pour assister les pays.

Dans un autre appel lancé jeudi à Genève, l'OMS appelle tous les Etats dans le monde à ne pas fermer les dispositifs de vaccination pour éviter la reprise d'autres maladies. Des milliers de victimes peuvent être observées pour d'autres pathologies pendant des épidémies, comme avec Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Des situations supplémentaires surchargeraient des dispositifs de santé qui font déjà face au coronavirus, dit l'OMS.

Appel pour les pays vulnérables

Malgré les avancées, le taux de vaccination mondial est loin des 95% requis pour protéger les communautés contre des épidémies qui peuvent être évitées. Le problème est important dans les Etats plus vulnérables, dit l'OMS.

Elle recommande également d'interrompre provisoirement les campagnes préventives de vaccination là ou aucune épidémie active de maladies évitables n'est observée. Mais les immunisations indispensables doivent se poursuivre et, en cas de suspension, il faudra les lancer à nouveau dès que possible, selon elle.

Les épidémies 'ne doivent pas rester une menace alors que nous avons des vaccins sûrs et efficaces pour nous protéger', affirme le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

/ATS
 

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