Nouvelles violences au Venezuela lors d'une marche anti-Maduro

Les forces de l'ordre vénézuéliennes ont eu recours à des grenades lacrymogènes samedi pour ...
Nouvelles violences au Venezuela lors d'une marche anti-Maduro

Nouvelles violences au Venezuela lors d'une marche anti-Maduro

Photo: Keystone

Les forces de l'ordre vénézuéliennes ont eu recours à des grenades lacrymogènes samedi pour disperser plusieurs centaines de jeunes manifestants qui défilaient à Caracas contre le président Nicolas Maduro. Parmi les blessés figure Wuilly Arteaga.

Ce violoniste de 23 ans est notamment devenu célèbre en jouant l'hymne national face à des policiers alors que tout autour éclataient des heurts. Hospitalisé, il a diffusé sur Twitter une vidéo où il apparaît le visage bandé. 'Ni les balles en caoutchouc ni les plombs ne réussiront à mettre fin à notre combat pour l'indépendance du Venezuela', dit-il. 'Demain, je serai de nouveau dans la rue'.

La Table de l'Unité démocratique, coalition formée par les adversaires de Maduro, avait appelé à cette marche en direction du siège de la Cour suprême, pour soutenir une juridiction parallèle formée vendredi par l'opposition. Les forces de l'ordre ont barré la route aux manifestants avec des véhicules blindés.

Pour le député d'opposition Luis Florido, interrogé lors de la marche, 'la répression est le seul moyen qu'a ce régime de se maintenir au pouvoir'. Depuis le début des troubles en avril, une centaine de personnes sont mortes, dont cinq lors de la grève nationale de jeudi.

Arrestation

Par ailleurs, selon Henrique Capriles, l'un des chefs de file de l'opposition, Angel Zerpa, l'un des treize membres de la Cour suprême parallèle, a été arrêté samedi par les services de renseignement. 'Nous condamnons l'arrestation arbitraire par les services de sécurité de ce magistrat élu constitutionnellement', a déclaré le président du parlement où l'opposition est majoritaire, Julio Borges.

La Chambre a fait prêter serment vendredi à 33 magistrats pour former un Tribunal suprême de justice (TSJ, Cour suprême) parallèle, lors d'une session publique tenue sur une place de Caracas. Le TSJ a répliqué en déclarant que la formation par l'opposition d'un TSJ parallèle était constitutive des délits d''usurpation de fonction' et de 'trahison de la patrie', punissables de peines de prison.

Nouvelles grèves

L'opposition a lancé samedi un nouvel appel à la grève pour mercredi et jeudi. Des manifestations sont par ailleurs prévues lundi et vendredi.

Les détracteurs du chef de l'Etat s'opposent à son projet de réforme de la Constitution. Le processus doit débuter le 30 juillet avec l'élection d'une assemblée constituante qui pourrait dissoudre le parlement.

L'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique du Sud ont plaidé pour des législatives en bonne et due forme, au lieu de l'élection de cette assemblée. Les Etats-Unis ont quant à eux menacé cette semaine de prendre des 'mesures économiques fortes et rapides', si Caracas s'en tient à ses projets.

Loin de céder à la pression, le gouvernement a annoncé samedi que 232'000 militaires seraient déployés pour assurer la sécurité du scrutin le 30 juillet.

/ATS
 

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