Pour ses derniers voeux, Hollande multiplie les avertissements

Pour ses derniers voeux, à quatre mois de la présidentielle, François Hollande a lancé une ...
Pour ses derniers voeux, Hollande multiplie les avertissements

Pour ses derniers voeux, Hollande multiplie les avertissements

Photo: Keystone

Pour ses derniers voeux, à quatre mois de la présidentielle, François Hollande a lancé une série de mises en garde aux Français. En ligne de mire: les programmes du FN et de François Fillon, mais aussi le risque de 'dispersion' de la gauche.

Le chef de l'État, qui ne se représentera pas en 2017, a multiplié les signes de sa volonté d'exister jusqu'au bout de son mandat, y compris sur la scène internationale. Il a notamment annoncé qu'il se rendrait lundi en Irak pour y 'saluer' les soldats français engagés dans la lutte contre l'organisation État islamique.

Autre mise au point à destination cette fois du président élu américain Donald Trump: 'la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fût-il le plus grand, remettre en cause' l'accord de Paris sur le climat.

Emotion et gravité

Pour ce dernier exercice du genre, François Hollande n'a pas dérogé à la tradition avec une allocution d'un peu moins de 10 minutes. Il était empreint, selon ses propres termes, d''émotion' et de 'gravité'.

Sur le fond, il s'en est tenu à la ligne tracée depuis son renoncement à briguer un second mandat: non-ingérence dans les débats de la primaire de la gauche et mises en garde sur les projets de la droite et de l'extrême droite.

A l'adresse de François Fillon, le chef de l'État a lancé cet avertissement: 'Le rôle des forces et personnalités politiques est immense. Elles doivent être à la hauteur de la situation, faire preuve de lucidité, éviter de brutaliser la société'.

Une allusion à la volonté du champion de la droite de supprimer 500'000 emplois publics ou de couper dans les prestations sociales. François Hollande s'est au contraire érigé en gardien du 'modèle social'.

Appel à l'unité de la gauche

Face à la montée du Front national, le président français a averti, sans la nommer, Marine Le Pen : 'Comment imaginer notre pays recroquevillé derrière des murs, réduit à son seul marché intérieur, revenant à sa monnaie nationale et, en plus, discriminant ses enfants selon leurs origines'. 'Ce ne serait plus la France', s'est-il exclamé.

Et à son propre camp, très divisé à l'approche de la présidentielle, il a lancé un appel à 'écarter la dispersion' qui entraînerait 'l'élimination' de la gauche.

Protecteur des Français

'En cette fin d'année, ce que nous croyons acquis, parfois pour toujours, la démocratie, la liberté, les droits sociaux, l'Europe et même la paix, tout cela devient vulnérable, réversible', s'est encore alarmé le chef de l'Etat. 'Il y a dans l'Histoire des périodes où tout peut basculer, nous en vivons une'.

François Hollande s'est aussi à nouveau présenté en protecteur des Français face à une 'menace terroriste qui ne faiblit'. 'Nous n'en avons pas terminé avec le fléau du terrorisme (...) il nous faudra continuer à le combattre'.

Et il s'est fait l'avocat de son propre mandat: 'Les comptes publics ont été rétablis, la Sécurité sociale est à l'équilibre, la compétitivité de nos entreprises a été retrouvée, la construction de logements atteint un niveau record, l'investissement repart'. 'Et surtout, le nombre de demandeurs d'emploi baisse enfin depuis un an'.

/ATS


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