Quand Viola Amherd investit Times Square pour soutenir la paix

La conseillère fédérale Viola Amherd a eu l'honneur de voir son portrait en grand sur le sol ...
Quand Viola Amherd investit Times Square pour soutenir la paix

Quand Viola Amherd investit Times Square pour soutenir la paix

Photo: KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

La conseillère fédérale Viola Amherd a eu l'honneur de voir son portrait en grand sur le sol à Times Square à New York. Son visage s'est affiché vendredi aux côtés de dizaines d'autres en hommage à 75 ans de maintien de la paix onusien.

Mme Amherd a dû monter dans un bus du célèbre artiste français JR, avant de prendre un selfie rapidement imprimé sur un format de 1 m sur 1,5 m. Elle l'a collé ensuite sur le sol, imitée par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les opérations de paix Jean-Pierre Lacroix et des soldats ou des policiers onusiens.

'C'est une chose très particulière, qu'en tant que Suissesse, on ne vit qu'une fois dans sa vie', a affirmé la vice-présidente de la Confédération dans un entretien à Keystone-ATS. Jusqu'à 300'000 personnes se retrouvent chaque jour sur cette place.

Outre 50 personnalités, membres des forces de la paix de l'ONU, dont le divisionnaire fribourgeois Patrick Gauchat qui dirige l'Organisme de surveillance de la trêve au Proche-Orient (ONUST), et membres de communautés et d'autres partenaires ont vu leur portrait tiré. Une centaine de badauds pouvaient faire de même.

Sur la place new-yorkaise, la vice-présidente de la Confédération a pu échanger avec certains d'entre eux. 'C'est la ministre de la défense de la Suisse', scandait un Guinéen sur une vidéo avec elle. 'C'est exact', répondait, amusée, la Valaisanne.

Hommages importants pour elle

Non loin de là, l'ambassadrice suisse à l'ONU Pascale Baeriswyl répondait à deux femmes âgées. 'C'est la vice-présidente de la Suisse. Et à côté, c'est le divisionnaire Patrick Gauchat', leur expliquait-elle, en ajoutant qu'il est également suisse.

Mais la raison de cette participation à cette exposition était plus sérieuse. Depuis deux jours, la conseillère fédérale a rendu de nombreux hommages aux milliers de soldats de la paix décédés dans différents pays, en présidant une réunion du Conseil de sécurité puis à Times Square.

'Leur absence se ressent ici aujourd'hui', dit-elle. Alors que six missions de la paix de l'ONU durent depuis plus de 25 ans, elle relève 'la persistance de certains conflits', mais aussi 'la persistance de l'engagement' de la communauté internationale pour la paix, a insisté Mme Amherd.

Pour elle, il était évident qu'il fallait venir rendre ces hommages. 'La Suisse s'engage depuis longtemps dans la promotion de la paix', dit-elle. 'C'est un signe de soutien', alors que 'les conflits ont changé, de même que les conditions de la promotion de paix'. 'C'est pourquoi nous devons adapter notre engagement' à la situation, ajoute Mme Amherd.

Milliers de victimes au total

Avec une trentaine de bérets bleus, la Suisse ne figure pas parmi les 70 principaux contributeurs aux forces de maintien de la paix de l'ONU. Pour Mme Amherd, 'la Suisse est trop petite pour figurer parmi les premiers mais ses contributions sont très appréciées et très importantes', insiste-t-elle.

Interrogée sur d'éventuelles discussions d'autres membres du Conseil de sécurité avec elle à New York sur la réexportation des armes et munitions suisses, elle ne répond pas vraiment. 'Le thème principal était la promotion de la paix. C'est la raison pour laquelle je suis venue', dit-elle.

Depuis 1948, plus de deux millions de personnes de plus de 120 pays ont participé aux opérations de la paix de l'ONU. Parmi elles, près de 4300, dont trois bérets bleus suisses, sont décédées en accomplissant leur mandat.

'Les soldats de la paix onusiens sont des personnes ordinaires qui travaillent dans des conditions très difficiles pour atteindre des succès extraordinaires', affirme de son côté M. Lacroix. Cette exposition rend hommage à la contribution actuellement de quelque 85'000 d'entre eux à la paix dans les territoires en conflit. De même qu'à celles des communautés dans ces pays.

/ATS
 

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