Rappeur incarcéré: plusieurs manifestations à Madrid et à Barcelone

Des centaines de manifestants dans plusieurs villes d'Espagne, notamment à Madrid et Barcelone ...
Rappeur incarcéré: plusieurs manifestations à Madrid et à Barcelone

Rappeur incarcéré: plusieurs manifestations à Madrid et à Barcelone

Photo: KEYSTONE/EPA/MARTA PEREZ

Des centaines de manifestants dans plusieurs villes d'Espagne, notamment à Madrid et Barcelone, ont réclamé samedi soir la libération du rappeur Pablo Hasel. Ce dernier est emprisonné depuis mi-février pour des tweets attaquant la monarchie et les forces de l'ordre.

Aux cris 'Liberté pour Pablo Hasel' ou 'nous sommes des antifascistes', plusieurs centaines de personnes s'étaient donné rendez-vous à Madrid et ont défilé dans le calme avant de se disperser à la demande de la police, a constaté un journaliste de l'AFPTV.

Demande d'amnistie

A Barcelone, épicentre des manifestations de soutien au rappeur catalan, une centaine de participants ont manifesté derrière une banderole réclamant 'l'amnistie totale pour Pablo Hasel', là encore dans une ambiance paisible, selon un journaliste de l'AFP.

Un calme contrastant avec les mobilisations de février, marquées par une fronde sociale intense et des échauffourées. Des rassemblements étaient prévus dans d'autres villes espagnoles comme à Palma de Majorque.

Pablo Hasel, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir traité le roi Juan Carlos Ier de 'mafieux', fait l'éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d'avoir tué et torturé des migrants et des manifestants.

Liberté d'expression

Son arrestation le 16 février dans des circonstances assez spectaculaires au sein de l'université de Lérida, où il était barricadé avec des sympathisants, a entraîné des protestations marquées par des incidents dans plusieurs autres villes d'Espagne comme Madrid, Valence et Grenade.

L'emprisonnement de Pablo Hasel a également relancé le débat sur la liberté d'expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations.

/ATS