Revue de presse du dimanche 12 novembre 2017

Les révélations des Paradise Papers, l'initiative 'No Billag', les thérapies géniques figurent ...
Revue de presse du dimanche 12 novembre 2017

Revue de presse du dimanche 12 novembre 2017

Photo: KEYSTONE/AP/JUAN KARITA

Les révélations des Paradise Papers, l'initiative 'No Billag', les thérapies géniques figurent en bonne place dans les journaux dominicaux. Voici quelques-unes des informations de la presse du jour, non confirmées à l'ats:

SonntagsZeitung / Le Matin Dimanche: La ministre de la Justice Simonetta Sommaruga attaque de front l'industrie des matières premières éclaboussée par les révélations des Paradise Papers. Lors d'un entretien avec Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung, elle brandit la menace d'une régulation fédérale. 'Si l'économie ne parvient pas à se tenir à ses propres règles, il faudra des règles étatiques', affirme la conseillère fédérale. Jusqu'ici les engagements de l'industrie extractive concernant la corruption et la durabilité 'ne sont pas vraiment convaincants'.

Les investigations liées aux Paradise Papers mettent la politique sous pression, souligne Simonetta Sommaruga. La socialiste met en garde contre le risque important d'entacher la réputation suisse. 'Il serait très dommageable pour notre pays de se trouver à nouveau sous les feux des critiques en raison de certaines pratiques commerciales', mais aussi mauvais de négocier sous pression de l'étranger.

Le Matin Dimanche / SonntagsZeitung: Le Ministère public de la Confédération traite actuellement une demande d'entraide judiciaire en provenance de l'île Maurice. Les enquêteurs mauriciens veulent notamment obtenir des informations au sujet de paiements douteux effectués par le groupe bâlois Dufry à une entreprise zougoise Frydu, révèlent Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. L'argent, plus de 2 millions d'euros, aurait fini dans la poche de l'entourage du premier ministre de l'île. Pour le roi des duty free Dufry, ces accusations sont à mettre sur le compte de querelles politiques qui animent l'île Maurice. Reste que, relèvent les hebdomadaires, les deux sociétés suisses partagent plusieurs administrateurs et 'le président du conseil d’administration de Frydu, n’est autre que le conseiller du gouvernement mauricien'.

SonntagsZeitung: L'orientation politique des journalistes de la SSR a fait l'objet d'une étude, dont les résultats sont pour la première fois rendus public, rapporte la SonntagsZeitung. Les données ont été analysées par la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW). Ainsi, près de 70% de tous les journalistes de la SSR se considèrent à gauche de l'échiquier politique, environ 16% au centre et 16% à droite. Aucun d'entre eux ne se positionne à l'extrême-droite. En revanche 7,4% se dit d'extrême-gauche.

Le Matin Dimanche: Une page Facebook qui soutient l'abolition de Billag s'est attiré les foudres des deux humoristes Vincent Kucholl et Vincent Veillon, rapporte Le Matin Dimanche. Les administrateurs, qui refusent de dévoiler leur identité, ont publié un court message assurant que les deux stars de l'émission 26 minutes, diffusée sur la RTS, glisseraient un oui dans les urnes le 4 mars. Contactés par Vincent Kucholl, puis par l'hebdomadaire, ils ont revendiqué leur droit à la caricature, indiquant que tout 'est parti d'une blague'. Menacés de poursuites, ils ont finalement supprimé le post. Le comité officiel de l'initiative 'No Billag' condamne lui 'toute tentative de niveler le débat par le bas, quel que soit le camp'.

NZZ am Sonntag: Le prochain directeur général de Novartis Vas Narasimhan veut lancer la firme pharmaceutique bâloise sur le marché des nouvelles thérapies et entamer ainsi une nouvelle page de l'entreprise, selon le journal alémanique NZZ am Sonntag. L'Américain qui prendra ses fonctions le 1er janvier s'attend à une mise sous pression des prix des médicaments dans le monde entier. Seules les thérapies innovantes hautement profitables aux patients peuvent encore exiger d'être coûteuses, explique-t-il. Comme c'est le cas par exemple pour la thérapie génique, un traitement contre une forme agressive de leucémie, que Novartis propose pour près d'un demi-million de dollars l'application. Vas Narasimhan estime que le nombre de patients qui pourrait être soignés grâce à ce traitement, pourrait passer de 200 par année actuellement à jusqu'à 10'000 en peu de temps.

SonntagsBlick: Le président bolivien Evo Morales sera en Suisse le 14 décembre pour une visite de travail. Lui et son ministre de l'Infrastructure Milton Claros veulent signer avec Doris Leuthard, présidente et ministre des Transports un mémorandum de compréhension concernant un projet ferroviaire baptisé Bioceánico, rapporte le SonntagsBlick. Longue de 3750 kilomètres, la ligne doit relier les Océans Atlantique et Pacifique. Le volume des contrats liés notamment à la planification, à la construction de l'infrastructure, des locomotives et wagons ou encore de la maintenance s'élève à entre 10 et 14 milliards de dollars. Un volume auquel les industries suisses espèrent prendre part, relève l'hebdomadaire.

Ostschweiz am Sonntag / Zentralschweiz am Sonntag: Les auberges de jeunesse suisses souffrent actuellement moins des offres de la plateforme Airbnb que de l'hôtellerie à quatre étoiles, selon les journaux Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Le dumping des prix dans les villes donnent du fil à retordre aux auberges de jeunesse, explique Fredi Gmür, directeur des Auberges de jeunesse suisses (AJS). Une nuitée dans un hôtel coûte parfois seulement six francs de plus ans que celle dans une chambre privée d'une auberge.

NZZ am Sonntag: Au total 50'262 personnes ont l'interdiction de pénétrer dans les 21 casinos suisses, relève la NZZ am Sonntag, s'appuyant sur des statistiques de la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) établies jusqu'à la fin de l'année passée. En 2016 seulement, quelque 3800 joueurs ont été ajoutés à la liste des indésirables, qui croît continuellement. Selon une porte-parole de la CFMJ, cette augmentation est due au fait que très peu d'interdictions sont annulées ou encore que les casinos ne mettent pas à jour leurs banques de données en effaçant les noms des défunts ou des étrangers qui ne veulent plus jouer en Suisse.

/ATS
 

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