Saad Hariri confirme qu'il va reprendre son poste

Saad Hariri confirme qu'il va reprendre son poste de Premier ministre, dans un entretien paru ...
Saad Hariri confirme qu'il va reprendre son poste

Saad Hariri confirme qu'il va reprendre son poste

Photo: KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH

Saad Hariri confirme qu'il va reprendre son poste de Premier ministre, dans un entretien paru jeudi dans Paris Match. Il en avait démissionné pour 'que le monde comprenne que le Liban ne peut plus tolérer les ingérences' du Hezbollah.

Saad Hariri, qui avait annoncé sa démission le 4 novembre dernier depuis l'Arabie saoudite en dénonçant le rôle déstabilisateur de l'Iran et du Hezbollah libanais, a accepté de 'suspendre' sa décision après son retour à Beyrouth le 21 novembre.

Interrogé dans Paris Match sur le point de savoir s'il allait reprendre son rôle de Premier ministre 'comme si de rien n'était', Saad Hariri a répondu 'oui'. 'J'ai démissionné depuis Riyad avec l'intention de créer un choc positif au Liban', explique-t-il.

'Je souhaitais que le monde comprenne que le Liban ne peut plus tolérer les ingérences d’un parti comme le Hezbollah dans les affaires des pays du Golfe, où vivent 300'000 Libanais', a-t-il poursuivi. 'Nous ne devons pas payer pour les agissements du Hezbollah.'

'Je n’accepterai pas qu’un parti politique libanais participe à des manœuvres qui servent les intérêts de l’Iran', a-t-il ajouté.

Rôle de la France

Selon des responsables libanais et des politiques proches de Saad Hariri, c'est l'Arabie saoudite qui l'a contraint à annoncer sa démission et l'a retenu dans un premier temps à Ryad.

Saad Hariri a une nouvelle fois contredit cette version, prenant aussi la défense du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, 'un modéré qui veut faire une politique d’ouverture pour son pays'. 'Si j’avais été détenu, je ne serais pas ici, à Beyrouth, aujourd’hui', a-t-il dit.

Le Premier ministre libanais a aussi souligné le rôle de la France dans la résolution de la crise.

'C’est le pays qui a rassemblé la communauté internationale autour du Liban. Le président Macron a parlé avec tout le monde : les Américains, les Européens, l’Iran, la Russie', a expliqué Saad Hariri, ajoutant qu'Emmanuel Macron lui avait conseillé de rentrer au Liban s'il souhaitait démissionner 'pour faire les choses comme il le faut'.

Le problème Bachar al Assad

Saad Hariri a par ailleurs déclaré que les menaces qui l'avaient poussé à démissionner étaient 'toujours là'. 'J’ai beaucoup d’ennemis, les extrémistes et le régime syrien', a-t-il détaillé.

Le Premier ministre libanais a des mots durs contre le président syrien Bachar al Assad, qui doit selon lui quitter le pouvoir malgré la défaite du groupe Etat islamique.

'Il n’a pas gagné. Ce sont les présidents (russe) Poutine et (iranien )Rohani qui ont gagné', a estimé Saad Hariri.

'On se trompe en imaginant que la victoire contre Daech a résolu le problème. Le problème, en Syrie, c’est Bachar al Assad. Ça a commencé en 2011 et, à l’époque, Daech n’existait pas', a-t-il poursuivi.

/ATS
 

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