Un élève de 18 ans grièvement blessé mercredi matin dans une 'expédition punitive' près de son lycée de Saint-Denis, en région parisienne, a succombé samedi à ses blessures. Il s'agit de la deuxième mort violente d'un jeune de cette ville cette semaine.
'Nous apprenons avec stupeur et grande tristesse le décès de Farid, lycéen violemment agressé mercredi dernier aux abords de son établissement scolaire', a déclaré la municipalité de Saint-Denis dans un communiqué diffusé en fin de journée sur les réseaux sociaux.
L'agression du jeune homme avait eu lieu quelques heures avant la mort dans cette commune d'un adolescent de 14 ans, prénommé Sedan, poignardé à mort dans le métro. Il n'est pas connu en l'état si les deux événements sont liés.
Attaque 'froide et aveugle'
Mercredi matin, Farid se tenait à quelques mètres de son lycée et s'apprêtait à passer une épreuve de bac blanc 'lorsqu'une voiture s'est arrêtée à (sa) hauteur pour une opération s'apparentant à une expédition punitive', a relaté la ville. 'L'agression a été fugace, froide, aveugle et d'une extrême violence avec l'usage d'objets contondants', précise le communiqué.
Selon une source policière jointe vendredi par l'AFP, la victime a été attaquée à coups de battes de base-ball. Elle avait été placée en coma artificiel à l'hôpital.
Appels au calme
Farid est mort au moment où se tenait samedi matin devant l'hôtel de ville de Saint-Denis un rassemblement à la mémoire de Sedan, poignardé à mort sur le quai d'unela station de métro. Cette manifestation, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes et de nombreux élus locaux, a été l'occasion de lancer des appels au calme dans un contexte de vives tensions au sein de la ville de 113'000 habitants.
Les altercations entre jeunes de différents quartiers se sont multipliées ces derniers jours sur le territoire de la commune, nécessitant un renforcement du dispositif policier et l'interdiction des regroupements par la mairie jusqu'à lundi. 'Chacun doit prendre la mesure de sa responsabilité pour mettre fin au cycle de la violence', a appelé la ville de Saint-Denis.
/ATS









